Le roi des oiseaux

6 Mai 2014 § Poster un commentaire

le roi des oiseaux couvConnaissez vous le conte du roitelet, les boutons d’or ? Comme tant d’autres, il nous est parvenu par l’entremise des frères Grimm.

Avec Le roi des oiseaux, Gwendal Le Bec en donne une version toute personnelle qui ne s’intéresse qu’à la première partie du conte. Alors, c’est quoi le message ? Pas que le mérite est récompensé en tous cas, ni les gros becs. Plutôt la chance ou le culot. L’on en déduira que cet album parle au jeune lecteur, sans faux semblants, de la vraie vie.

L’histoire, grosso modo, c’est les oiseaux qui décident de se choisir un roi. Là je vous le donne en mille, ils ont une méthode infaillible : « Hé les cui-cui, on n’a qu’à prendre celui qui vole le plus près du soleil et puis c’est marre. » Déjà, pas de bol pour ceux qui ont zéro chance de décoller. Les dindons peuvent aller se remplumer.

En même temps on ne va pas demander aux canaris de nous donner des leçons de démocratie. Ceux qui avaient planifié un café philopolitique à l’issue de la lecture opteront avec profit pour La république de Platon. Mais après ils ne viendront pas se plaindre qu’on leur a carotté la double page d’imitations.

À ce propos, les parents sensibles de la feuille garderont des bouchons d’oreilles à portée de tympan. Parce que là, ça peut vite déraper et virer au dawa :

roi-des-oiseaux-1

L’Ébouriffée a été nominée pour le Prix 2014 de la Best Chouetterie.

Gwendal Le Bec s’est bien éclaté à dessiner ses piaferies.

roi-des-oiseaux-2

Comme les ados humains, les oiseaux adorent taper la discute à propos du règlement.

La mêlée emplumée ébouriffe soudain sa sobre bichromie. Youpi ! (Non mais qu’écris-je ?)

roi-des-oiseaux-3

La chouette de l’Ébouriffée est la quatrième en partant de la droite.

L’aventure n’oubliant ni la chouette, ni le hibou, ni la pie, ni personne, on suit avec enthousiasme son élan débordant, pour filer jusqu’au soleil dans le sillage de l’aigle. Gros suspens… À la fin, on découvre qui a gagné. Ce qui est d’un intérêt capital.

Si.

Ce matin tandis que je promenais le chien, un gros corbeau perché sur une poubelle m’a carrément insultée. L’autre ! Je suis direct allée le crouaker au roi des oiseaux. J’en connais un qui va se faire relifter les plumettes.

Le roi des oiseaux, Gwendal Le Bec, Albin Michel Jeunesse, 2011

L’ombre de chacun

21 avril 2014 § 2 Commentaires

L'ombre de chacun-couvHa, l’univers de Mélanie Rutten… Ses dessins d’abord, mais pas seulement. Parce que oui, Mélanie fait partie de ces auteurs qui écrivent ET dessinent. Un peu vexant pour les autres, non ?

Ceci étant, je ne suis pas jalouse, Dame Nature m’a pourvue d’autres talents. Par exemple, je sais nouer les queues de cerise avec ma langue. Yes ! Pas sûr que Mélanie Rutten dispose de cette précieuse compétence. Et je peux cracher les noyaux super loin. À l’heure qu’il est, je suis probablement championne de crachat de noyau de cerise. La jeune génération me talonne mais j’ai un peu d’avance. Pour tout avouer, j’ai passé beaucoup de temps, pendant ma scolarité, à étudier perchée en haut d’un cerisier.

L'Ébouriffée a passé un bac option cerises, c'était très dur.

L’Ébouriffée a passé un bac option cerises, c’était très dur.

Pas de cerises dans L’ombre de chacun, mais des cerisiers, je suis sûre d’en avoir vus. Et un cerf qui ramasse des brindilles, un petit lapin qui veut apprendre à être seul, un chat rêveur, un soldat bagarreur, un livre bavard, des astres, une ombre évidemment…

L'OMBRE mélanie rutten1

Y’a plus de cerises, les gars… L’Ébouriffée a tout mangé !

Sans crainte d’ellipse, de courts chapitres construisent cette aventure initiatique, où le désir de grandir le dispute à la crainte, l’amitié à la colère, les histoires à la peur du noir.

L'OMBRE mélanie rutten2

Allons disputer à l’Ébouriffée son titre de championne de crachat de noyaux.

Généreux et intrépides, les héros ressemblent aux enfants qu’on a été, aux parents qu’on voudrait être, et à nos enfants, à leurs copains, à tous les enfants avides de parcourir le monde, de construire des cabanes et d’aimer.

L'OMBRE mélanie rutten4

Quand est-ce qu’on sait qu’on est grand ? demande le Lapin.

– Quand on sait faire et défaire les nœuds, dit le Soldat.

– Non, quand on est amoureux, répond le Chat.

Il y a dans ce livre assez d’énergie, de joie et de mélancolie pour nous accompagner longtemps. Assez de jour et de nuit, de mystère aussi. J’ai hâte de le relire cet été, couchée sous les étoiles. Ou perchée en haut d’un cerisier.

L’ombre de chacun, Mélanie Rutten, éditions MeMo, 2013

À partir de tout le temps.

Un peu perdu

2 avril 2014 § 1 commentaire

Un peu perdu - Chris HaugthonBébé Chouette est tombé du nid, mes sucres ! Il ne manquait plus que ça.

Coup de bol, il atterrit aux pieds d’un écureuil hyper serviable qui veut l’aider à retrouver sa maman.

Enfin coup de bol, c’est vite dit, parce qu’il n’a pas inventé le fil à couper les boules de gui, cet écureuil. Il emmène Bébé Chouette chez d’autres mamans que la sienne. Ouf, heureusement ils rencontrent une grenouille un peu moins nouille et tout finit bien. Enfin… Quoique… Ho-oh !

Avec l’irrésistible Chris Haughton, ça s’arrête toujours sur un gros suspens. J’ai adoré son citadin Oh non, George ! Et le revoici pour un album en forêt. C’est drôle, original, craquant. Achtung bicyclette, c’est une spécialiste des chouettes qui vous le dit. (Je vous ai déjà raconté la nuit où je me suis pris en plein nez une chouette chevêche ?)

C'est décidé, je me jette sur le nez de l'Ébouriffée !

C’est décidé, je me jette sur le nez de l’Ébouriffée…

En plus il y a un sens méga métaphysique, comme l’indique la citation finale, extraite de Robinson Crusoé (Daniel Defoe, traduction de Pétrus Borel, 1833) :

Ainsi nous ne voyons jamais le véritable état de notre position avant qu’il n’ait été rendu évident par des fortunes contraires, et nous n’apprécions nos jouissances qu’après que nous les avons perdus.

Et toc ! Médite ça avant de dormir, ma sucrette, ça t’occupera en attendant le prix Nobel.

Zut, raté !

Zut, raté !

Un peu perdu, Chris Haughton, Éditions Thierry Magnier, 2013

À partir de 2 ans (ou avant s’il sait déjà grimper aux arbres et imiter la chouette chevêche).

The house that mouse built

31 mars 2014 § Poster un commentaire

mouse-cover-largerLe monde de Maggie Rudy est un conte de fée. C’est bien simple, si je n’avais pas une peur bleue des souris, je voudrais vivre là bas. J’en entends qui se moquent ? On en reparlera quand vous aurez eu une invasion de souris dans votre cabane, avec des locataires surprise jusque dans vos bottes…

Hey, les souris, soyez pas neu neu. Au lieu de squatter mes shoes, trouvez vous une brioche, comme Musetta, son chériceau et leur Wolly Bear. (Tiens, je vais adopter une chenille, ça a l’air super courageux, pas comme mon chien qui a peur des aubergines, mais passons.)

Monsieur le juge, une horrible humaine a volé notre botte !

Monsieur le juge, une horrible humaine a volé notre botte !

Cette histoire d’amour exquise, inspirée de la nursery rhyme The house that Jack built, nous entraine dans la vie de la famille souris. Apparemment chez les souris, c’est les filles qui se tapent tout le boulot. Pourvu que l’Auteur avec qui je vis ne passe pas par là.

Oh hé, monsieur souris, tu fais la sieste ou quoi ?

À part ça je ne vois rien à redire. Tout est tellement mimi. Et maintenant que vos enfants sont bilingues, ils pourront vous aider s’il vous manque du vocabulaire. Ha ha, je plaisante, en réalité c’est facile à suivre.

This is Musetta, fast on her feet

Who stole the cheese, tempting and sweet

Set in the house that Mouse built.

Si ça se trouve, depuis que je l’ai acheté, il a peut-être été traduit en français !

The House That Mouse Built, Maggie Rudy (les souris), Pam Abrams (texte) et Bruce Wolf (photos), Downtown Bookworks, 2011

À partir de 4 ans, avant ils iraient voler vos brioches pour héberger des souris.

Un point rouge

25 mars 2014 § Poster un commentaire

un point rouge couvCe livre est génial, je l’adore ! D’ailleurs David A. (comme Ah là là c’est d’enfer) Carter est un génie et je l’adore.

David Ah là là était déjà un as des livres pop-up quand il a visité avec sa fille une rétrospective Calder. Révélation ! il a compris qu’il pouvait lui aussi créer ses sculptures de papier de façon libre et spontanée, pour la joie de créer de l’art. Au papier blanc, il a ajouté du rouge, du noir, du jaune et du bleu.

Comme quoi, mes citrons, Calder agit toujours comme un révélateur. Moi c’était à 12 ans, j’ai décidé de devenir millionnaire, d’acheter une forêt et de suspendre ses mobiles à tous mes arbres. Mais après je me suis mise à écrire des livres et mon projet a été beaucoup contrarié par la radinerie des éditeurs.

En revanche David Ah là là a atteint son but.

one red dot

Un, deux, trois…

un point rouge 1

… soleil !

À chaque page surgit une structure féérique dans laquelle se cache un point rouge. Parfois on le trouve vite, parfois il faut chercher. Les enfants adorent. Les parents aussi, sauf quand ils sèchent (je vous recommande la première double). C’est le fil rouge de ce drôle d’album pour apprendre à compter : une boite bizarre, deux demoiselles dansantes, six crécelles crissantes (elles crissent vraiment, c’est miaou), huit pompons de papier, neuf neuf noués… et un point rouge.

J’ai travaillé sur le livre qui deviendrait Un point rouge sur une période de six ans. Je me suis tellement amusé que je ne voulais pas le finir.

David Ah là là, je te comprends.

Un bonus track ici.

Un point rouge, David A. Carter, Gallimard jeunesse, 2005.

À partir de petit, si un plus grand aide à manipuler (ou on va tout retrouver éparpillé, par petits bouts, façon Puzzle).

Et aussi, pour les enfants en route vers le prix Nobel : 600 Black Spots du même auteur (Little Simon, 2007) pour compter jusqu’à 600… in English.

Ah là là David, on ne vous a pas encore dit que quand on aime on ne compte pas ?

600 black spots 2

Houston do you copy me ? Plus que 436 points et on regagne la base…

Les enfants sont méchants

23 mars 2014 § Poster un commentaire

les enfants sont méchants - couvJe signalais l’autre jour en passant que les enfants sont méchants. Vincent Cuvellier est d’accord avec moi, mes petits beurres. Il en fait l’accablante démonstration dans un ouvrage irrésistible qui a bien fait poiler mes ados. Pourtant à leur place j’aurais été vexée. Cet album les décrit fort bien quand ils étaient petits, il n’y a pas si longtemps en fait. Mais aujourd’hui ils chaussent du 43, alors ils ne se sentent pas visés. On ne peut pas leur en vouloir : comme le rappelle l’ébouriffant Vincent, les enfants sont méchants et en plus ils sont bêtes.

Aurélie Guillerey a très bien dessiné mes garçons, je les ai reconnus tous les deux. Elle est trop forte ! J’ai aussi repéré mes nièces, leurs cousines, les enfants de mes cousins, le fils de ma copine Coco, sa fille aussi (mais elle, elle est trognon en fait). Ho là là, en plus j’ai reconnu l’Auteur avec lequel je vis, quand il avait huit ans. Sauf que Vincent et Aurélie ont drôlement atténué les faits, parce que lui, il n’a pas juste colorié en débordant : il a entièrement repeint l’allée de l’immeuble en bleu. En même temps faut être complètement inconscient pour ranger des pots de peinture dans sa cave alors qu’il y a des enfants dans le coin : les enfants sont tellement méchants.

Un jour une petite fille a mordu un petit garçon ! Vous vous rendez compte ? Mordu un petit garçon ! Et savez vous ce qu’à fait le petit garçon ? Il a tiré les cheveux de la petite fille ! Vous vous rendez compte ? Ça fait super mal !

Comment ça on parle de mon frère et moi ici ? Mais enfin, ma chère mère, zip it ! Pff, les parents aussi, des fois ils sont pas gentils.

Hi hi, on t'a reconnu, Pablo !

Hi hi, on t’a reconnu, Pablo !

Les enfants sont méchants, Vincent Cuvellier (texte) et Aurélie Guillerey (ill), Gallimard Jeunesse Giboulées, 2012

À partir de 4 ans, avant ils sont surtout trognons.

L’araignée de Susumu Shingu

18 mars 2014 § Poster un commentaire

spiderMon amie Valentine est une chic fille. Quand elle vivait au Japon, elle me rapportait des livres pour les enfants. Un jour elle m’a offert cette merveille : Spider, de Susumu Shingu. Oui, Spider car cet album japonais est en version bilingue, on peut donc suivre le texte en japonanglais. Veinards ! J’ai failli vous refaire le coup de Little miss Austen.

En fait, je vous taquine car le livre se lit sans texte. Une phrase indique le temps de l’action (une soirée d’été), après quoi l’araignée tisse sa toile – piège auquel va se prendre sa proie dans la nuit… Pourtant, tout est calme au fil des pages, dont certaines en papier calque, délicates, créent un fragile effet de coucher puis de lever du soleil. Au matin, l’araignée va se reposer.

l'araignée

A hot day begins. The spider takes a long long nap till the evening.

Susumu Shingu est un artiste. Pas parce que les auteurs jeunesse sont des artistes et blabla (même si pour certains, c’est vrai – mais bon pas tous). Lui c’est un véritable artiste, un sculpteur. Son travail explore la Nature avec poésie, et rappelle à ses contemporains combien leur Terre est précieuse. La nuit de son araignée est un conte tranquille et minimaliste, où le drame se joue en silence mais dénoue les peurs. Depuis que je l’ai lu, je me suis calmée avec les araignées. (En plus, il paraît qu’elles ne nous mordent pas, on a la peau trop épaisse, c’est mon beau-père qui me l’a dit. Spiderman est un gros mytho.)

En cherchant l’illustration de cet article, qu’ai-je découvert ? Que ce livre a été publié en français chez Gallimard il y a belle lurette. Si je l’avais su plus tôt, je ne me serais pas autant fatiguée à apprendre le japonanglais.

Une chaude journée commence. L’araignée s’assoupit pour une longue, longue sieste jusqu’au soir.

l'araignée susmu shingu

L’araignée, Susumu Shingu, Gallimard Jeunesse – Hors série Giboulée, 2006

À partir de 3 ans. (Plus petits ils vont déchirer les calques, les enfants sont tellement méchants.)

Little Miss Brontë : Jane Eyre

15 mars 2014 § Poster un commentaire

little bronte jane eyreAprès tout je ferai comme ça me chante. Si ça me prend de présenter un livre en anglais je ne vais pas me gêner sous prétexte qu’il n’a pas encore été traduit.

Plutôt que de ronchonner, vous devriez m’écouter car Jane Eyre Counting Primer possède au moins de 5 avantages majeurs. Jugez plutôt :

1) Votre enfant apprend à compter jusqu’à 10.

2) Votre enfant apprend à compter jusqu’à 10 en anglais.

3) Vous faites travailler votre mémoire parce qu’il faut tout de même s’attendre à quelques questions : Qui c’est Adèle ? Il est gentil Pilot ? Pourquoi faut pas laisser une bougie brûler à côté d’un lit à baldaquin ? Pourquoi elle a pas de bras la dame – en vrai elle en a, c’est Rochester qui perd une main à la fin, mais Alison Oliver nous fait un peu marcher.

Jane Eyre-1

Hou là là Jane, no bras, no chocolat !

4) La mémoire vous faisant défaut, à 5 ans votre enfant qui ne laisse jamais une question en suspens décide de lire Jane Eyre tout seul, en anglais dans le texte.

5) Et comme c’est un gros livre, ça vous fait des vacances. (Dans le Derbyshire, le bol !)

En plus les illustrations sont renversantes.

Jane Eyre 7

Little miss Brontë : Jane Eyre, Jennifer Adams (texte) et Alison Oliver (ill), Gibbs Smith – collection BabyLit, 2012

À partir de quel âge ? À partir de tout petit, enfin surtout si l’enfant est destiné à obtenir un prix Nobel.

Clotaire se déguise

13 mars 2014 § Poster un commentaire

Clotaire_couvDo you know Clotaire ? Comme le temps passe. Clotaire est né il y a cinq ans de l’imagination fertile d’une auteur jeunesse d’enfer, Janik Coat. Si vous ne le connaissez pas déjà, c’est mal. Heureusement, grâce à moi vous allez vous rattraper. Je vous en prie, c’est bien naturel.

Clotaire a tout pour plaire : il est très cultivé et il a un gros nez, comme Cyrano de Bergerac. Mais son truc, ce n’est pas la tirade des pifs, c’est le pied de zen à la mode travesti. Clotaire passe sa vie à se déguiser. Avec la malicieuse Janik Coat comme styliste personnelle (cette fille a un chic fou), Clotaire a la classe. Clotaire Barbapapa, Clotaire Marie-Antoinette, Clotaire Candy, Jimi Hendrix, Sherlock Holmes, Panthère Rose, Marylin, Laura Ingalls, Harry Potter, on finit toujours par rencontrer l’âme sœur. J’ai offert l’édition 2009 à des petits et des grands, tout le monde a adoré – ou alors les gens sont des menteurs. Bonne nouvelle, mes Babar en sucre, Clotaire revient et il est complètement mégalo.

Clotaire se prend pour Ariol (avec l’autorisation de ©Marc Boutavant et Emmanuel Guibert)…

clotaire ariol

Clotaire se prend pour Woody Allen ( (Je ne sais pas si le moment est bien choisi, mon cher Clotaire)…

clotaire_woody_allen

Clotaire a volé ma perruque :

clotaire_Lady_Chatterley

Clotaire se déguise, Janik Coat, édition revue et augmentée, Autrement, 2014

Avant de partir n’oubliez pas de participer au grand sondage pour the future anniversary edition 2039 rerevue et encoraugmentée :

(Les résultats seront transmis à la styliste personnelle de l’artiste. Nouvelle suggestion d’ores et déjà enregistrée : Clotaire Goldorak)

Pour se Clotairiser encore :

L’app Clotaire (les Japonais sont formidables).

Les parisiens, rendez-vous demain au Monte En l’Air !

flyer clotaire

Kiki et Rosalie

9 mars 2014 § Poster un commentaire

Kiki et Rosalie couvAprès la mort de son mari, Rosalie s’ennuie devant la télé. Alors son fils lui achète Kiki, un chiot rigolo. Entre ces deux-là, coup de foudre. Rien d’étonnant, car Kiki, il est super : il rigole. Et Rosalie rigole aussi. Sauf que Kiki grandit beaucoup, il devient maladroit. Ça n’est pas grave jusqu’au jour où, après une gaffe plus grosse que lui, pétition des voisins. Coup de tonnerre et avis de tempête : Kiki se retrouve à la fourrière. Les deux amis sont séparés.

Là, préparez vos mouchoirs parce que Rosalie déménage aussi : son fils la met dans une maison de retraite. Revoilà l’ennui et la télévision. Et ça dure…

Les jours et les années passent. Temps variable, soleil, averses et gelées matinales.

Des années ?! Non mais Ronan, au secours… Pourquoi tu nous racontes des choses aussi tristes ? Parce que la vie est triste parfois, mes petits caniches. Et dans ces moments-là, autant rester fidèle à ceux qu’on aime. Qui sait si le vent qui joue avec cette feuille ne l’emportera pas à l’autre bout de la ville, chatouiller la truffe d’un vieil ami ? Rassurez-vous, Ronan Badel n’abandonne pas Kiki et Rosalie. Après la solitude et le chagrin, la joie revient. Un malicieux rebondissement réunit ce couple improbable et fantaisiste. À la fin, promis juré, c’est grand soleil et bonheur garanti ! D’ailleurs, maintenant qu’ils ont emménagé parmi mes livres favoris, Kiki et Rosalie sont à l’abri pour la vie.

Kiki et Rosalie

Kiki et Rosalie, Ronan Badel, Sarbacane, 2013

À partir de 5 ans mais en fait c’est bien tout le temps.

Où suis-je ?

Entrées taguées albums sur les carnets de l'ébouriffée.