Ce soir, on déménage

6 octobre 2014 § 4 Commentaires

dolls-house-sticker-bookDepuis que j’ai remué ma chambre du nord au sud et d’est en ouest aller et retour au mois d’août, la fièvre du déménagement s’est emparée de moi.

De furieuses impulsions aiguillonnent ma cervelle. Ma bouche vocifère des ordres. Et les gros bras de la maison – pas les miens vous pensez bien – se retrouvent à pousser, tirer, hisser à toute heure du jour et de la nuit.

Sapristi !

Tant et si bien que pour sécher le théâtre des opérations, l’Auteur a prétexté un tour de rein.

usborne doll house 1

Aïe donc ! Tout est resté en plan, mes boutons d’or.

Les ados ont trouvé des excuses loufoques : n°1 s’est mis à bosser, tandis que n°2 filait tourner un film dans le Morvan, ce chenapan – manœuvre au cours de laquelle il a perdu tous ses cheveux mais c’est une autre histoire.

Le chien s’est ventousé à son panier. La chatte s’est planquée dans la théière pour reprendre son indéboulonnable sieste de 17 heures.

usborne doll house 2

Comment cette andouille a-t-elle réussi à loger son bedon dans la théière rouge ?

Abandonnée de tous, j’ai été sauvée par la Doll’s house en papier d’Ina Hattenhauer.

Ina, elle nous a gâtés !

Toute une maison à aménager, 4 étages, 11 pièces, plus de 100 bidules autocollants à sortir des cartons, du lustre au sofa en passant par la porcelaine et les jouets d’Hugo, Bella et Baby ! Youp’là boum tralala, non ?

usborne doll house 3

On dira ce qu’on voudra, déménager des autocollants c’est bien moins fatiguant.

Je me suis tellement amusée que j’ai commandé la version gros rupin : The Victorian Doll’s House.

D’ailleurs tout le monde l’attend avec impatience : j’y ai repéré une magnifique cage à oiseaux qui fera un très joli chapeau pour l’ado n°2 en attendant que ses cheveux repoussent.

usborne victorian doll house

La plante verte ferait aussi bien l’affaire, n’est-il pas ?

Doll’s House Sticker Book, illustrated by Ina Hattenhauer, Usborne Publishing Ltd, 2012. Dès 5 ans.

Also in french (même si ça me chougne un peu d’avouer que je ne l’ai découvert qu’à l’instant.)

la maison de poupée autocollants usbornela-maison-victorienne-autocollants-usborne

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The house that mouse built

31 mars 2014 § Poster un commentaire

mouse-cover-largerLe monde de Maggie Rudy est un conte de fée. C’est bien simple, si je n’avais pas une peur bleue des souris, je voudrais vivre là bas. J’en entends qui se moquent ? On en reparlera quand vous aurez eu une invasion de souris dans votre cabane, avec des locataires surprise jusque dans vos bottes…

Hey, les souris, soyez pas neu neu. Au lieu de squatter mes shoes, trouvez vous une brioche, comme Musetta, son chériceau et leur Wolly Bear. (Tiens, je vais adopter une chenille, ça a l’air super courageux, pas comme mon chien qui a peur des aubergines, mais passons.)

Monsieur le juge, une horrible humaine a volé notre botte !

Monsieur le juge, une horrible humaine a volé notre botte !

Cette histoire d’amour exquise, inspirée de la nursery rhyme The house that Jack built, nous entraine dans la vie de la famille souris. Apparemment chez les souris, c’est les filles qui se tapent tout le boulot. Pourvu que l’Auteur avec qui je vis ne passe pas par là.

Oh hé, monsieur souris, tu fais la sieste ou quoi ?

À part ça je ne vois rien à redire. Tout est tellement mimi. Et maintenant que vos enfants sont bilingues, ils pourront vous aider s’il vous manque du vocabulaire. Ha ha, je plaisante, en réalité c’est facile à suivre.

This is Musetta, fast on her feet

Who stole the cheese, tempting and sweet

Set in the house that Mouse built.

Si ça se trouve, depuis que je l’ai acheté, il a peut-être été traduit en français !

The House That Mouse Built, Maggie Rudy (les souris), Pam Abrams (texte) et Bruce Wolf (photos), Downtown Bookworks, 2011

À partir de 4 ans, avant ils iraient voler vos brioches pour héberger des souris.

Little Miss Brontë : Jane Eyre

15 mars 2014 § Poster un commentaire

little bronte jane eyreAprès tout je ferai comme ça me chante. Si ça me prend de présenter un livre en anglais je ne vais pas me gêner sous prétexte qu’il n’a pas encore été traduit.

Plutôt que de ronchonner, vous devriez m’écouter car Jane Eyre Counting Primer possède au moins de 5 avantages majeurs. Jugez plutôt :

1) Votre enfant apprend à compter jusqu’à 10.

2) Votre enfant apprend à compter jusqu’à 10 en anglais.

3) Vous faites travailler votre mémoire parce qu’il faut tout de même s’attendre à quelques questions : Qui c’est Adèle ? Il est gentil Pilot ? Pourquoi faut pas laisser une bougie brûler à côté d’un lit à baldaquin ? Pourquoi elle a pas de bras la dame – en vrai elle en a, c’est Rochester qui perd une main à la fin, mais Alison Oliver nous fait un peu marcher.

Jane Eyre-1

Hou là là Jane, no bras, no chocolat !

4) La mémoire vous faisant défaut, à 5 ans votre enfant qui ne laisse jamais une question en suspens décide de lire Jane Eyre tout seul, en anglais dans le texte.

5) Et comme c’est un gros livre, ça vous fait des vacances. (Dans le Derbyshire, le bol !)

En plus les illustrations sont renversantes.

Jane Eyre 7

Little miss Brontë : Jane Eyre, Jennifer Adams (texte) et Alison Oliver (ill), Gibbs Smith – collection BabyLit, 2012

À partir de quel âge ? À partir de tout petit, enfin surtout si l’enfant est destiné à obtenir un prix Nobel.

Où suis-je ?

Entrées taguées anglais sur les carnets de l'ébouriffée.

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