Une ou deux bêtises

1 juin 2014 § 2 Commentaires

uneoudeuxbetises couvHa ha, j’ai bien ri hier soir en lisant cet album tout foufou d’Isabelle Gil, les cachous.

L’Auteur, toujours dans Proust, s’est vaguement courroucé d’une telle hilarité avant d’en découvrir la source. Ceci dit, un amateur de madeleine ne pouvait que craquer pour la chouquette chantilly.

Mémé organise une fête anniversaire déguisée pour son petit fils. Le héros du jour et ses invités ont tôt fait de mettre le souk. Et devinez quoi ? Le héros, ses invités et sa mémé sont des nounours à la guimauve ! Youpi.

bêtises 3

Chez mémé (avant)

Quand la fête se déglingue et vire au désastre, pâte à modeler, sardine au chocolat et coloriages se mettent en frais pour réparer tout ça.

bêtises 4

Pendant l’ébouriffante fiesta

C’est marrant, c’est chou, c’est irrésistible. Avec un côté jeu des 7 erreurs délirant.

Là où l’Auteur n’a pas suivi, c’est quand, prise d’une subite fringale, j’ai suggéré une équipée urgente en ville pour dégotter des oursons à la guimauve. Il paraît qu’en pleine nuit c’est trop compliqué. Mais que fait la police des bonbecs ?!

Feuilleter ici et découvrir d’autres albums dingo de l’auteur.

Une ou deux bêtises, Isabelle Gil, L’école des loisirs, 2011.

À partir de 2 ans et jusqu’au sevrage de nounours, autant dire jamais en ce qui me concerne.

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Les Filouttinen

27 mars 2014 § 1 commentaire

Les filouttinenElle en a du bol, Liisa ! Enlevée par de truculents bandits de grand chemin, elle va passer les meilleures vacances de sa vie à se gaver de bonbecs et apprendre les ficelles du braquage ou du lancer de couteau, en parcourant la Finlande dans un road movie échevelé.

J’ai un faible pour la littérature scandinave depuis que ma copine d’enfance, une Suédoise nommée Fifi, me l’a fait découvrir. Aujourd’hui, repérer un livre jeunesse écrit à la lumière d’une aurore boréale suffit à dérider mes grands zygomatiques. Je ne sais pas si c’est ce qu’ils mangent là bas (hareng, wasa, herbes fraiches) ou les journées d’été et les longues nuits d’hiver, mais leurs bouquins sont sévèrement cinglés.

Fifi avait un singe (moi j'avais un frère)

Fifi avait un singe (moi j’avais un frère)

Ce roman ne fait pas exception, mes myrtilles. Ça démarre sur les chapeaux de roues – avec maman Filouttinen au volant comment en serait-il autrement ? Les Filouttinen ne braquent d’ordinaire que des objets usuels et de la nourriture, mais dans le feu de l’action, ils kidnappent Liisa par inadvertance. Tant pis, pas question de la rendre. En plus c’est leur meilleure prise depuis des siècles : elle est super maligne !

Eux-mêmes ne sont toujours très fute-fute. Ils compensent par d’autres qualités inestimables : leur art consommé de l’abordage de voiture à la viking (avec pillage de banquette arrière et de malle coffre express) et un cœur gros comme ça.

Tu te rappelles quand on semé le policier de Kummola et tout le toutim ? Ah, il courait comme un lapin, c’gros dodu ! Y’a pas ! Devait avoir sacrément la pétoche devant sa bonne femme, çui-là, pour en arriver là !

Alors pourquoi s’échapper, quand les vacances qui se profilaient si rasoirs en famille deviennent d’un coup palpitantes et sauvages ? Manger avec les doigts, punkiser des barbies, semer des pets de souris, traquer des paletots noirs, pratiquer la Fête des Bandits, son TaLu, ses ExCo, parier du vomi d’ovni… Liisa vit l’expérience à fond. Elle porte sur ses brigands poilants un regard d’ethnologue, tour à tour stupéfait, intrigué, amusé, passionné puis attendri. Et découvrant la liberté, elle en apprend le prix. Mais quand l’aventure tourne au vinaigre, elle décide de la sauver…

Coucou, c’est moi qui l’ai écrit. Et je suis rousse, comme Fifi !

Coucou, c’est moi qui l’ai écrit. Et je suis rousse, comme Fifi !

Grâce à l’ingéniosité de ce petit ange voyageur (qui voyage léger : un stylo et un carnet truffé de notes au fil de l’aventure), au terme de multiples rebondissements, chaque Filouttinen trouve exactement la place qu’il cherchait dans sa famille et dans le monde. Et nos grands zygomatiques ont bien travaillé.

Il paraît qu’une adaptation cinématographique est en cours, affaire à suivre.

Les Filouttinen, Siri Kolu, Didier Jeunesse, 2013

À partir de 10 ans pour mieux profiter du vomi d’ovni.

Où suis-je ?

Entrées taguées bonbons sur les carnets de l'ébouriffée.

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