Ma vie heureuse

4 novembre 2014 § 2 Commentaires

ma vie heureuseVoici un délicieux roman – et qui tient les promesses de son titre appétissant !

Encore un livre suédois entre parenthèses. La littérature du pays de Fifi n’en finira donc jamais de m’émerveiller.

Je vous présente Dunne, naturellement douée pour le bonheur.

Il est tard, pourtant Dunne n’arrive pas à dormir. Certains comptent les moutons, mais pas elle. Dunne compte toutes les fois où elle a été heureuse.

Dunne n’arrive pas à dormir parce que demain c’est la rentrée…

Soudain elle a un peu peur.

Et si elle ne se faisait pas d’amis ?

Eva Eriksson 1

Rassurez vous, Dunne trouve Ella Frida. Leur amitié double la mise question bonheur.

Eva Eriksson 6

Rose Lagercrantz raconte à hauteur d’enfant cette belle rencontre…

Eva Eriksson 8

Et les jours qui passent, remplis de jeux, de secrets, de fou-rires, de bagarres, d’animaux, de surprises.

Eva Eriksson 7

Puis la séparation pour cause de déménagement – et l’inévitable chagrin.

Eva Eriksson 2

Où est passé le bonheur ? Peut-être que Dunne va devoir le chercher un peu… Heureusement, elle est fortiche. Et trouve avec Ella Frida le moyen de poursuivre cette jolie amitié…

Les dessins d’Eva Eriksson accompagnent Dunne avec humour et tendresse.

Eva Eriksson 4

Et quand on referme le roman, presque une année s’est écoulée. Dunne a grandi, elle a souffert. Mais reste toujours aussi douée pour le bonheur. Quel délice !

Ma vie heureuse, Rose Lagercrantz (texte) & Eva Eriksson (illus), Mouche de l’école des loisirs, 2013. À partir de 6 ans.

mon cœur raviLa suite de l’aventure, c’est Mon cœur ravi, paru cette année.

Les Filouttinen

27 mars 2014 § 1 commentaire

Les filouttinenElle en a du bol, Liisa ! Enlevée par de truculents bandits de grand chemin, elle va passer les meilleures vacances de sa vie à se gaver de bonbecs et apprendre les ficelles du braquage ou du lancer de couteau, en parcourant la Finlande dans un road movie échevelé.

J’ai un faible pour la littérature scandinave depuis que ma copine d’enfance, une Suédoise nommée Fifi, me l’a fait découvrir. Aujourd’hui, repérer un livre jeunesse écrit à la lumière d’une aurore boréale suffit à dérider mes grands zygomatiques. Je ne sais pas si c’est ce qu’ils mangent là bas (hareng, wasa, herbes fraiches) ou les journées d’été et les longues nuits d’hiver, mais leurs bouquins sont sévèrement cinglés.

Fifi avait un singe (moi j'avais un frère)

Fifi avait un singe (moi j’avais un frère)

Ce roman ne fait pas exception, mes myrtilles. Ça démarre sur les chapeaux de roues – avec maman Filouttinen au volant comment en serait-il autrement ? Les Filouttinen ne braquent d’ordinaire que des objets usuels et de la nourriture, mais dans le feu de l’action, ils kidnappent Liisa par inadvertance. Tant pis, pas question de la rendre. En plus c’est leur meilleure prise depuis des siècles : elle est super maligne !

Eux-mêmes ne sont toujours très fute-fute. Ils compensent par d’autres qualités inestimables : leur art consommé de l’abordage de voiture à la viking (avec pillage de banquette arrière et de malle coffre express) et un cœur gros comme ça.

Tu te rappelles quand on semé le policier de Kummola et tout le toutim ? Ah, il courait comme un lapin, c’gros dodu ! Y’a pas ! Devait avoir sacrément la pétoche devant sa bonne femme, çui-là, pour en arriver là !

Alors pourquoi s’échapper, quand les vacances qui se profilaient si rasoirs en famille deviennent d’un coup palpitantes et sauvages ? Manger avec les doigts, punkiser des barbies, semer des pets de souris, traquer des paletots noirs, pratiquer la Fête des Bandits, son TaLu, ses ExCo, parier du vomi d’ovni… Liisa vit l’expérience à fond. Elle porte sur ses brigands poilants un regard d’ethnologue, tour à tour stupéfait, intrigué, amusé, passionné puis attendri. Et découvrant la liberté, elle en apprend le prix. Mais quand l’aventure tourne au vinaigre, elle décide de la sauver…

Coucou, c’est moi qui l’ai écrit. Et je suis rousse, comme Fifi !

Coucou, c’est moi qui l’ai écrit. Et je suis rousse, comme Fifi !

Grâce à l’ingéniosité de ce petit ange voyageur (qui voyage léger : un stylo et un carnet truffé de notes au fil de l’aventure), au terme de multiples rebondissements, chaque Filouttinen trouve exactement la place qu’il cherchait dans sa famille et dans le monde. Et nos grands zygomatiques ont bien travaillé.

Il paraît qu’une adaptation cinématographique est en cours, affaire à suivre.

Les Filouttinen, Siri Kolu, Didier Jeunesse, 2013

À partir de 10 ans pour mieux profiter du vomi d’ovni.

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