21 éléphants sur le pont de brooklyn

20 juin 2014 § Poster un commentaire

21 éléphants couvL’anecdote est presque trop jolie pour être vraie et pourtant… An 1883, au terme d’une construction qui a duré quatorze ans et suscité l’admiration de tous, le pont de Brooklyn intimide.

Osera-t-on, osera-t-on pas l’emprunter ?

C’était une véritable œuvre d’art. Un exploit sans précédent. Mais devant un pont si haut, si long, si moderne, quelques personnes ne purent s’empêcher de poser l’inévitable question :

– Est-il vraiment solide ?

21 éléphants

Bou diou ! Tant de modernité m’ébouriffe le melon.

Pour prouver la robustesse de l’ouvrage, Phineas T. Barnum, l’homme du plus grand chapiteau du monde, a une idée de ouf : faire défiler ses 21 éléphants de Manhattan à Brooklyn… via le nouveau pont.

Quel malin, ce Barnum ! Si c’est pas de la pub, ça ?

Le battage médiatique qu’il organise autour de l’évènement accroît encore sa célébrité.

Pas grâce si ça s'écroule, les éléphants ça vole. Si, la preuve, Dumbo !

Pas grave si ça s’écroule, les éléphants ça vole. La preuve, Dumbo !

Pour préserver le suspens, je ne dirai rien de ce qu’il advint. Les éléphants parvinrent-ils au bout de leur traversée ? Le pont résista-t-il au choc de 21 fois cinq tonnes ?

21 éléphants 3

On me signale un éléphant ébouriffé en tête de peloton.

Vous le saurez, mes capucines, en lisant l’aventure telle que l’a retracée April Jones Prince. François Roca accompagne l’équipée, lui conférant une touche épique et le soupçon de mystère dont il a le secret. Et voilà comment nait une légende…

NB : On m’informe en régie qu’un tome 2 est en préparation. Il narre la formidable mobilisation de millions de touristes dévoués, qui ont accroché des tonnes de cadenas au pont des Arts pour que personne ne le vole !

Et maintenant, sans les oreilles !

Allez les gars, à mon signal on chope le pont des Arts et on se tire !

21 éléphants sur le pont de Brooklyn, April Jones Prince (texte & François Roca (ill), Albin Michel jeunesse, 2006

Dès 6 ans.

Les voyous qui souhaitent aider Dumbo à voler le pont des Arts peuvent signer ici !

Dodsworth in New York

14 avril 2014 § Poster un commentaire

Dodsworth in New York couvDans les livres de Tim Egan, il y a ce canard zinzin, il est d’enfer ! C’est celui de Bill, l’éléphant qui tient le meilleur café restaurant de la ville. Ne me demandez pas quelle ville : si je le savais, je serais en train de déguster ses pancakes ou ses tartelettes, au lieu de prendre racine devant mon ordinateur.

J’ai rencontré Bill et son canard avec Ça va barder ! La scène où le canard bombarde les méchants tigres de soufflés au chocolat nous a tellement fait gondoler, mes putchs et moi, qu’ils m’ont réclamé ce livre au moins 3650 soirs de suite. Après quoi ils sont directement passés à Breaking Bad, encore une histoire où ça barde.

Breaking bad

Les canards, moi je les fume.

Quelle ne fut pas ma joie de découvrir que le canard a fait son come back !

Et yes, les tigrounet, coucou c'est re-moi !

Et yes, coucou c’est re-moi !

Ce cinglé embarque en loucedé dans la valise de Dodsworth, venu petit déjeuner chez Bob avant de prendre le train pour New York… d’où il gagnera Paris et Londres. Un petit roman par capitale ? Yum yum ! J’ai aussi sec ébouriffé mon budget culturel pour m’approvisionner en canard, remisant sous mon lit Les moralistes du XVIIe, ouvrage vivement recommandé par l’Auteur.

Mes tigrounets, Creazy duck n’a pas changé. Il passe son temps à faire des bêtises, bombarde les gens de pancakes, de pain, de pop corn, d’avions en papier (enfin, en euros) et de fléchettes… Il s’échappe, se perd, voyage en train, en bateau, en ballon… Et de Brooklyn Bridge à Buckingham Palace, en passant par Notre-Dame de Paris où il sonne les cloches avec un drôle de bossu, Coin-Coin met un souk pas possible. Dodsworth lui colle au train en essayant de rattraper le coup. Duo mal assorti, comparse excentrique, situations farfelues, rebondissements imprévus : la parfaite screwball comedy à l’ancienne, mais à l’encre et à l’aquarelle. Tim Egan a une imagination aussi cinglée que son canard et ses dessins sont fantastiques.

Yo, je suis un canard royal et si tu me cherches, je te fume !

Yo, si tu me cherches, je te plume !

Alors j’en vois qui ronchonnent parce que c’est en anglais. Allô les éditeurs ? Il y a un canard à adopter par ici !

Dodsworth in New York, Dodsworth in Paris et Dodsworth in London, Tim Egan, Houghton Mifflin Harcourt, 2007 – 2008 – 2009.

Dodsworth in london couv Dodsworth in Paris couv

À partir de 6 ans, et jusqu’à beaucoup plus en guise de consolation à la fin de Breaking Bad.

Ah tiens, on me signale en régie que Dodsworth et son caneton ont aussi visité Rome et Tokyo. Crotte ! Les moralistes du XVIIe n’ont pas fini d’attendre.

Sans oublier : Ça va barder ! Tim Egan, Bayard éditions, 1999. Malheureusement épuisé, mais on le trouve d’occasion.

ça va barder

Il est où, le rigolo qui nous a laissé nous épuiser ?

 

Où suis-je ?

Entrées taguées new york sur les carnets de l'ébouriffée.

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