Le livre mystère super effrayant

28 octobre 2014 § 4 Commentaires

Kristina DigmanJ’aime bien les livres que je ne sais pas lire.

La faute à l’ado n°1, qui pêchait autrefois n’importe quoi dans les rayons étrangers de la bibliothèque municipale et imaginait l’histoire d’après les dessins. Ensuite il a appris l’alphabet et est devenu plus sélectif. Puis il a carrément cessé de lire, mais passons.

De mon côté j’étendais mon rayon d’action aux librairies étrangères de Paris et de partout ailleurs. (Avis aux amis voyageurs !)

J’ai donc fini par croiser ce bouquin.

Sa couverture est fantastique ! Et quel titre génial : O duchu, który się bał. En revanche j’ignore ce que ça signifie. Cet album est un vrai mystère. Déjà il m’a fallu trois ans pour deviner dans quelle langue il était publié.

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Allez zou, en route pour Halloween !

J’adore ses illustrations et, pour autant que j’ai pu me la raconter, son histoire aussi.

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Simona, Mireilla, Reina, Morticia et Josefa reines de la voltige !

La nuit est tombée. Les chauves-souris s’éparpillent au clair de lune. Dans la vieille maison au cœur de la forêt, Kruszynka et sa maman vont se coucher.

Mais… Un fantôme boude sous le lit, il y a deux vampires dans le grenier, un squelette dans le placard et un monstre à la cave, sans oublier la souris.

(Mamma mia, une souris !)

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Où on apprend que les vampires se brossent les quenottes. (Sinon c’est vite galère.)

Jetez un chat dans l’aventure, ça fera du pataquès…

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Purée de moineau, un fantôme vampirophobe…

Car tout le monde a peur de quelque chose, même les monstres pardi !

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C’est pas bientôt fini ce boucan ?

Délicieusement effrayant…

O duchu, który się bał, Sanna Töringe (texte) & Kristina Digman (illustrations), Zakamarki, 2010.

À partir de 5 ans pour les iconophones. Et aussi en suédois, même si en polonais, ça le fait.

Nine en juillet

31 juillet 2014 § 2 Commentaires

Nine en juilletDans la maison de vacances il y a tant d’albums collectionnés au fil du temps (depuis bien avant moi) que je ne sais lequel piocher, mes tourterelles.

Pourquoi pas celui-ci, déniché l’an dernier dans une grande surface.

Yes ça fait un choc. Mais la dernière librairie du coin ayant baissé le rideau, je rode désormais comme une âme en peine dans le rayon bouquin des SuperTruc.

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Comme l’Ébouriffée, Nine est pas mal bricoleuse…

Nine en juillet, c’est des enfants, un chien, une cabane perchée, une galette, la nuit, des fantômes et des cerises… Tout pour me plaire.

(Dis donc André Jenny tu nous dois toujours une cabane !)

Toutefois celle-ci se réveille plus tôt que celle-là, ha ha.

Toutefois celle-ci se réveille plus tôt que celle-là, ha ha.

Depuis mon bac option cerise et ma rencontre au sommet avec un fantôme, j’adore les histoires farcies aux cerises et aux spectres.

Le monde de Nine a de drôles de couleurs… Qu'y avait-il dans sa galette ?

Le monde de Nine a de drôles de couleurs… Qu’y avait-il dans cette galette ?

Du mystère, du suspens, Estelle Billon-Spagnol et Annette Marnat flirtent avec Patricia Highsmith…

J'veux pas dire, une fois de plus c'est les filles qui bossent.

J’veux pas dire, une fois de plus c’est les filles qui bossent.

Alors attention ça fait un peu peur !

Pour copier Nine, l'ébouriffée a courageusement passé la nuit dehors.

Pour copier Nine, l’Ébouriffée a dormi dehors. Heureusement elle a un sommeil de plomb !

Nine en juillet, Estelle Billon-Spagnol (texte) & Annette Marnat (illus), Éditions Chocolat ! 2013

Pour les courageux à partir de 4 ans. Et pour tous ceux qui aiment les cabanes.

Apolline chérie !

19 mai 2014 § Poster un commentaire

ottolineApolline vit avec son meilleur ami, le chevelu monsieur Munroe, au 243 de la tour P.W. Huffledinck surnommée le Poivrier. Son grand appartement abrite sa collection de chaussures et zéro adultes : les parents de la fillette, d’excentriques explorateurs, parcourent le monde à la recherche d’objets rares. Leur présence se résume aux cartes postales que monsieur Munroe ramasse sur le paillasson le matin.

Apolline adore résoudre des énigmes. Ça tombe bien, car le mystère nait sous ses pas, comme les fleurs sous ceux d’Aphrodite. Ce qui nous vaut ces trois bijoux, trois romans junior ébouriffants :

Dans Apolline et le chat masqué, l’enquête porte sur l’étrange disparition de chiens de race. Ont-ils fugué ? Ou pire, été enlevés ? Secondée par monsieur Munroe, l’apprentie détective se lance sur la piste du Chat Masqué, un redoutable cambrioleur qui pourrait bien être impliqué dans cette sombre affaire…

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Apolline adore désébouriffer monsieur Munroe.

Rien n’effraie Apolline, pas même l’idée que sa nouvelle école soit hantée. Sa capricieuse amie Cécilie peut compter sur elle ! Elle va démasquer Le Fantôme de l’école qui terrorise les élèves à la tombée de la nuit.

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Apolline tente d’attirer l’Ébouriffée sous sa brosse en l’appâtant avec du thé.

Où Apolline a-t-elle la tête ? Elle n’écoute jamais monsieur Munroe. Il a pourtant quelque chose à lui révéler. Heureusement, quand il fugue en Norvège à la recherche du Très Grand Troll, elle part sur ses traces avec l’ours du sous-sol. Voici Apolline en mer

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En l’absence de monsieur Munroe, Apolline désébouriffe l’ours du sous-sol.

Chaque livre de Chris Riddell est un trésor et cette série ne fait pas exception à la règle, avec son héroïne solitaire et émouvante, et son ami enfantin, la créature des marais norvégiens. Chaque image foisonne de détails à l’humour fantasque, l’illustration complétant ou infirmant la narration.

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Le bizarre s’épaissit, les indices se multiplient, cocasses, discrets, malicieux… Au lecteur de les décrypter, pour accompagner Apolline et son super copain dans leurs aventures délirantes.

Alice B. Dupont présenta tout le monde à Apolline. Il y avait Brian, le fils de l’homme invisible, et son chien Rafistole. Puis les sœurs Watt, Orvilise et Wilberta, accompagnées de leur toucan, Richard. Derrière elles, étaient assis la sultane de Pahang et Coucou, son éléphant à poils longs.

Dans la version anglaise, Apolline se prénomme Ottoline et de délicieux bonus accompagnent les livres, cartes postales timbrées (ha ha) ou lunettes permettant de suivre les empreintes du Très Grand Troll au fil des pages… Tant mieux pour eux !

Apolline et le chat masqué, Apolline et le fantôme de l’école, Apolline en mer, Chris Riddell, Milan Jeunesse.

À partir de 7 ans.

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3 femmes et un fantôme

11 avril 2014 § Poster un commentaire

3 femmes et un fantome couvPourquoi choisit-on un livre plutôt qu’un autre ? Dans ce cas précis, le mot fantôme n’est évidemment pas étranger à l’affaire.

Ai-je mentionné avoir déjà eu maille à partir avec un fantôme dans un château en Dordogne ? Pourtant je ne crois pas en eux. Toutes ces histoires, ce n’est pas sérieux.

D’ailleurs comment prendre au sérieux des créatures assez stupides pour apparaître à quelqu’un qui va leur rire au nez, vu qu’il ne croit pas en eux. (Vous me suivez ?)

Autant vous dire que la nuit de mon fantôme, j’ai bien ri. Et le lendemain matin j’ai plié bagage. À mon avis, les vacances sont faites pour se reposer, pas pour passer des heures à glousser à gorge déployée au nez d’un ectoplasme.

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L’ébouriffée riant au nez de son fantôme.

Pour en revenir à ce roman où le cocasse, à défaut du rire, surgit souvent, il y est beaucoup question de l’enfance et du lien maternel. Quant au fantôme, Irlande oblige, on ne se pose même pas la question de son existence, il est là, un point c’est tout. Et il joue un rôle émouvant, dans une mise en abîme générationnelle ingénieuse. Pour ne pas gâcher le plaisir, je dirai seulement qu’il forme avec les 3 femmes du titre une lignée fantasque – dont l’aînée est de beaucoup plus jeune que sa fille – réunie pour affronter une mort.

Elle s’endormait souvent en comptant les voitures. C’est pourquoi elle gardait ses rideaux ouverts. Et ce soir-là, c’était encore plus intéressant parce que la femme que Mary avait rencontrée dans la journée était assise dehors, sur l’appui de la fenêtre.

Le récit à quatre voix prend son temps. Le temps d’observer et de ressentir, de poser des questions inattendues ou longtemps retenues, d’écouter, de répondre, et de vivre des moments saugrenus (quand le fantôme, parti chercher une glace pour les trois autres dans une boutique fermée, ressort par la cheminée parce que les glaces, contrairement à lui, ne peuvent traverser la porte)… Roddy Doyle aborde avec humour, franchise et délicatesse des thèmes difficiles. L’amour qu’il porte à ses personnages ne le conduit pas forcément à leur faciliter la vie… Au moins rendra-t-il la mort plus douce.

Hé, les fantômes ! Si vous voulez me convaincre, la prochaine fois apportez des cornets pistache chocolat.

Je ne le répèterai pas !

Je ne le répèterai pas !

3 femmes et un fantôme, Roddy Doyle, Flammarion, 2013

À partir de 13 ans et jusque dans l’au delà.

Où suis-je ?

Entrées taguées fantôme sur les carnets de l'ébouriffée.

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