Disco mystic à la tronçonneuse
8 janvier 2016 § 25 Commentaires
Le dernier jour des vacances, pendant l’apéro, l’Auteur me dit comme ça : « Si on achetait une tronçonneuse ? »
« Cool ! » je répond.
On venait de passer 36 heures encordés dans le figuier pour arracher à main nue des noisetiers gros comme ça et des milliers de ronces très méchantes.
(Demandez à l’auteur ce qu’il en a pensé cet été quand il a fait Johnny Weissmuller pour attraper une figue haut perchée – et aussi un peu pour épater la galerie.)
C’est parti mon kiki !
Dans ma campagne, on a un Planète Jardinette hyper méga de ouf. OK, c’est à 30 bornes, ce qui fait vite 60 vu qu’après, faut rentrer. Mais je vais vous dire un truc : avec Lou Reed période The Bells à fond la caisse, les kilomètres on ne les voit pas passer. Quand on est arrivé, on était à donf en mode tronçonneuse !
Les tronçonneuses, y’a plein de modèles. La plus chère allait trop bien avec mes moufles. Mais la plus grosse plaisait plus à l’Auteur (elle était rouge).
Heureusement le vendeur nous a départagés. Il en avait une mieux, même qu’il a dit : « Celle là, j’ai jamais d’ennuigue aveque ! » Parfait, pour les tronçonneuses, mieux vaut celles qui font pas d’ennuigue à mon avis.
Après, on s’est taquiné tout le trajet du retour sur qui allait tronçonner en premier. Même qu’on a tiré à la courte paille et que j’ai perdu, ce qui était plutôt inattendu vu que l’auteur conduisait et que je trichais. Du coup j’ai tronçonné en pensée tous les arbres du parc, même ceux qui sont encore debout, bien fait !
Je n’avais pas été aussi impatiente d’ouvrir un carton depuis celui de la poupée dont les cheveux poussent que j’ai eu à 6 ans.
Sauf qu’en vrai ses cheveux ne poussaient pas, c’était juste une couette qui lui rentrait dans la tête. Et le jour où j’ai tout coupé, ils n’ont pas repoussé.
Après, c’était juste une poupée chauve avec un gros trou dans le crâne. Big déception. Bin la tronçonneuse, pareil : elle était en 2 pièces détachées !
J’en entends qui rigolent : comme puzzle, on a vu pire. Alors laissez moi vous dire que quand ça ne veut pas ça ne veut pas.
Après des heures d’effort et de remarques acerbes, nous voilà toujours avec la lame d’un côté et le reste de l’autre. Et le soleil se qui couche.
Planète Jardinette allait fermer. L’Auteur et moi nous sommes réconcilié pour repartir fissa dire deux mots au vendeur. Jamais d’ennuigues aveque ? Ha ha, il ferait moins le malin quand on lui tronçonnerait les oreilles !
On a encore écouté Lou tout du long pour se mettre en condition.
« Ah wé ?! C’est pas possible ?! » a répliqué le vendeur quand on est arrivé. (Je lui faisais les gros yeux, je suis trop forte en gros yeux.)
Et là, il assemble tout en 5 secondes chrono (je répète : 5 SECONDES CHRONO !!!) puis il nous la rend avec un grand sourire : « Je savais bien que j’ai jamais d’ennuigue aveque ! »
On s’est calmé en passant tout le trajet du retour à faire un concours sur Disco Mystic, à celui qui chanterait avec une voix encore plus grave que Lou. Et vous savez quoi ? C’est moi qui ai gagné.
Dommage qu’on n’ait pas parié que le gagnant tronçonnait le premier.
Remarquez, il était trop tard pour tronçonner.
Et le lendemain, on est parti. Allez je suis sympa, à vous :
Au fait j’oubliais… BONNE ANNÉE, les petits chats !











