Mein kleiner Wald, le Buch 100% Natur

28 août 2014 § Poster un commentaire

Mein kleiner WaldSans blague quand j’ai découvert le Tiergarten à Berlin, j’ai flippé.

Les Allemands, ils sont foufous, ils ont carrément mis une forêt dans la ville.

Mon hôtel était tout près. Je me suis dit que si je me perdais là dedans (im Wald), fallait que je puisse me débrouiller.

J’ai acheté ce guide tout à fait adapté à mon cas : ça explique la vie en forêt, le vocabulaire est accessible et si on ne comprend pas bien, y’a des dessins.

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Il y avait aussi celui-ci, mais je risquais moins de galérer dans un potager.

En plus il est 100 % fabriqué avec du Recyclingpapier, c’est écrit dessus.

Après j’ai passé mon séjour à chercher le grosse Baüme et le kleine Baüme… (Fastoche, ils sont foufous ces Allemands, ils mettent des arbres partout, même sur les toits et même dans les musées !)

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Un jour j’ai cru qu’il en poussait entre mes doigts de pied, mais c’était mes sandales.

Les Beeren, j’en ai trouvé dans la confiture le jour du brunch, mais de justesse parce qu’une ligne de métro avait complètement disparu et on a du prendre un taxi pour récupérer notre table reserviert à 13h30, c’était chaud.

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Le bol d’avoir pensé à reserviert : il y avait plein de monde.

Les Kiefernzapfen, j’ai cru les avoir avec ces pins badigeonnés de peinture au Hamburger Bahnhoff (nein, keine restaurant de hamburger, das ist ein musée, les Allemands mettent aussi des musées partout). Mais l’artiste les avait épluchés avant de les poser là, kleine polissonne.

La Fledermaus rodait près du salon de piercing qui faisait sa happy hour la nuit où on cherchait le restaurant avec les gros hamburgers (ceux qu’on mange, nicht das Museum).

Je me suis bien amusée. Merci Katrin ! Mais hou là là, das war müde. À mon retour j’étais crevée. Gute Nacht !

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Je n’ai pas rencontré de Hirsch mais à la place j’ai marché sur un rat.

Mein kleiner Wald, Katrin Wiehle, Beltz & Gelberg, 2013

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HA HA, JE VOUS AI BIEN EUS !!!

Hé oui, ce livre génial a été traduit en français…

foret-couvMa petite forêt, Hélium, 2013

À partir de 3 ans

NB : À Berlin, Zuckerfee (La fée Dragée) pour un brunch avec des Beeren et Zza-Zza Burger pour le hamburger qui se mange.

Swan Lake

12 août 2014 § Poster un commentaire

Swan Lake ZhuLe lac des cygnes, encore ? L’Ébouriffée ne souffrirait-elle pas de lacdescygnomanie depuis son inscription aux Cours de l’Abeille (danse classique et solfège) ?

Hé bien non ! J’ai réaménagé ma chambre et exploré à cette occasion les trésors de ma bibliothèque enfouis sous d’autres trésors enfouis sous d’autres trésors enfouis sous…

(En vrai je souffre de bibliomaquettophilie, un syndrome qui me pousse à construire des gratte-ciels en entassant des livres).

Bref, Ping Zhu et ses danseurs ont bondi sur moi dans un grand jeté de gouache sur papier cartonné version leporello, suivi de tout l’Opéra.

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Ho là là quel drôle de livre…

Comme son nom l’indique, ha ha, le leporello est un livre accordéon, mes sucres en poudre.

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Because un certain Leporello, qui chantait « Madamina, il catalogo è questo » en s’accompagnant à l’accordéon

Recto, représentation du ballet sur la scène encadrée des spectateurs – avec présences farfelues – jusqu’au grand hall de l’Opéra et son guichet d’information…

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Coucou monsieur Renard, monsieur Cheval et monsieur Zeus !

Verso, les coulisses. Les danseurs se maquillent, s’échauffent, l’habilleuse agrafe un tutu, l’enchanteur Rothbart drague un cygne, la régie s’excite, l’équipe déco s’affaire, la tension monte.

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La costumière coud à la hâte le costume de flocon de l’Ébouriffée.

Moi qui fus danseuse étoile dans une vie antérieure (ou tout comme, vu que j’ai été flocon, marguerite, disque vinyle, chat, marin, macaron et fée dans les spectacles de fin d’année des Cours de l’Abeille), vous pouvez me croire sur parole : Ping Zhu observe joliment la fièvre d’un soir de gala !

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Et hop, attitude !

Humour, élan, trac et minutie, magie à l’appui. Tout y est, chouette !

Ouuuui ?… Qui m'appelle ?

Ouuuui ?… Qui m’appelle ?

Et pour ceux qui n’ont pas compris :

Swan Lake Zhu Loporello

« Madamina, il catalogo è questooooo… »

Le lac des cygnes, Ping Zhu, Nobrow Press, 2012

Y’a pas d’âge pourvu qu’on aime l’accordéon.

Nine en juillet

31 juillet 2014 § 2 Commentaires

Nine en juilletDans la maison de vacances il y a tant d’albums collectionnés au fil du temps (depuis bien avant moi) que je ne sais lequel piocher, mes tourterelles.

Pourquoi pas celui-ci, déniché l’an dernier dans une grande surface.

Yes ça fait un choc. Mais la dernière librairie du coin ayant baissé le rideau, je rode désormais comme une âme en peine dans le rayon bouquin des SuperTruc.

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Comme l’Ébouriffée, Nine est pas mal bricoleuse…

Nine en juillet, c’est des enfants, un chien, une cabane perchée, une galette, la nuit, des fantômes et des cerises… Tout pour me plaire.

(Dis donc André Jenny tu nous dois toujours une cabane !)

Toutefois celle-ci se réveille plus tôt que celle-là, ha ha.

Toutefois celle-ci se réveille plus tôt que celle-là, ha ha.

Depuis mon bac option cerise et ma rencontre au sommet avec un fantôme, j’adore les histoires farcies aux cerises et aux spectres.

Le monde de Nine a de drôles de couleurs… Qu'y avait-il dans sa galette ?

Le monde de Nine a de drôles de couleurs… Qu’y avait-il dans cette galette ?

Du mystère, du suspens, Estelle Billon-Spagnol et Annette Marnat flirtent avec Patricia Highsmith…

J'veux pas dire, une fois de plus c'est les filles qui bossent.

J’veux pas dire, une fois de plus c’est les filles qui bossent.

Alors attention ça fait un peu peur !

Pour copier Nine, l'ébouriffée a courageusement passé la nuit dehors.

Pour copier Nine, l’Ébouriffée a dormi dehors. Heureusement elle a un sommeil de plomb !

Nine en juillet, Estelle Billon-Spagnol (texte) & Annette Marnat (illus), Éditions Chocolat ! 2013

Pour les courageux à partir de 4 ans. Et pour tous ceux qui aiment les cabanes.

Circus

11 juillet 2014 § 1 commentaire

circus couvBonne nouvelle : une maison d’édition jeunesse, pleine de goût, est née sous le signe du loup.

Figure à son catalogue ce livre délicat, rêveur, énergique, élégant. Circus d’Albertine.

Albertine, si vous ne le la connaissez pas, c’est mal. Elle a commis plein de livres, dont La rumeur de Venise, un livre accordéon où souffle un peu de Goldoni, de sa malice et de son Barouf à Chioggia. Un délice.

Accordéon toujours, Circus déploie sur plusieurs mètres sa parade d’acrobates, prestidigitateurs, dresseuses, clowns, musiciens, trapézistes et autruchière.

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« L’autruchière, c’est une écuyère d’autruche, » m’a expliqué la jeune personne qui découvrait cette merveille avec moi.

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Emboîtons le pas à ces forains, partons vers l’étrange et la mélancolie. Un bel endroit où se poser en attendant les vacances…

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Circus, Albertine, À pas de loups, 2014.

Pour tous les âges.

Chez Albertine, par ici.

Et par là, À pas de loups.

Pourquoi ma grand-mère tricote des histoires ?

25 juin 2014 § 2 Commentaires

grand mère couvMa grand-mère à moi tricotait des histoires et des écharpes. Ses écharpes étaient pleines de trous. Ses histoires aussi, surtout à la fin de sa vie. Mais quand on a une vie très longue, c’est un peu normal qu’une maille saute de temps en temps.

Qu’importe, elles étaient super ses histoires, surtout celle de l’escalade du Mont-Blanc en prévision de laquelle elle avait barboté le falzar de son frère… Mais je la raconterai une autre fois car la grand-mère de cet ouvrage n’est pas la mienne.

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Ma grand-mère avait le chic pour ébouriffer le vie. (© Aurélie Guillerey)

C’est celle de Georges-Emmanuel Clancier qui tricota chaque soir des fées, des sorcières, des ogres et des chevaliers dans l’imagination du futur écrivain, tout en recomptant les mailles de son tricot.

L’histoire qui les a unis ouvre ce délicieux recueil. Elle est si jolie qu’on se sent en la lisant pousser une écharpe autour du cœur : des amitiés pareilles, ça tient chaud, surtout quand elle unit grands-parents et petits-enfants..

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Mon cousin le caillou, ma sœur la libellule… (© Aurélie Guillerey)

Célia Gallice et Emmanuelle Leroyer ont eu une drôle d’idée : réunir des poèmes qui parlent de la famille. Papy, mamie, papa, maman, les enfants et leurs cousins, tout le monde est venu. De Tagore à Victor Hugo, Rimbaud et d’autres enchanteurs, elles tricotent leur recueil, une maille à l’endroit, une maille à l’envers, avec les pelotes du souvenir.

Fou rires, secrets, nostalgie, petits riens, goûters, nuits paisibles, la mort aussi…

Plus l’univers enchanté d’Aurélie Guillerey, qui prête son talent à cette tendre idée… Égale un merveilleux album à lire, relire et offrir à toute la famille.

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Incroyable ! Aurélie a copié le fauteuil de ma mémé. (© Aurélie Guillerey)

Une fois

le sommeil a surpris Grand-mère

avant qu’elle ne termine son récit

Nous avons attendu toute la nuit

que son sourire libère

le reste de l’histoire

Jean Elias

Pourquoi ma grand-mère tricote des histoires ?, une anthologie de poèmes choisis par Célia Gallice et Emmanuelle Leroyer, illustrations d’Aurélie Guillerey, Bayard jeunesse, 2012

Comme tous les poèmes, à n’importe quel âge.

Le grand livre de la bagarre

12 juin 2014 § Poster un commentaire

grand livre de la bagarreJ’ai bien changé depuis, les saucisses, mais quand j’étais petite, j’aimais drôlement la bagarre.

C’était mon sport préféré.

Sauf que comme ma mère était le Chef des Activités, je faisais piano, danse et tennis aussi. Du coup il ne restait plus beaucoup de temps pour pratiquer la bagarre – en dehors des crêpages de chignons avant les galas de danse.

En plus, mon frère et moi on avait interdiction de se castagner. Si je lui collai un gnon et qu’il me tirait les couettes, le Chef des Activités surgissait de nulle part et nous renvoyait à nos gammes. Dommage, on était très doués.

Excellent motif de bagarre plébiscité par l'Ébouriffée : le Bic 4 couleurs.

Excellent motif de bagarre plébiscité par l’Ébouriffée : le Bic 4 couleurs.

Mes garçons ont hérité de ce talent. Je me suis recyclée dans l’arbitrage.

Du coup, c’est en spécialiste que je l’affirme : Davide Cali et Serge Bloch, ils s’y connaissent en bourre-pif.

Moi aussi tout le monde veut me piquer mon Bic 4 couleurs.

Moi aussi tout le monde veut me piquer mon Bic 4 couleurs.

Tellement bien qu’ils ont concocté Le grand livre de la bagarre, un gigantesque (vraiment très gigantesque) manuel destiné aux bagarreurs de tout poils qui va faire date.

Serge et Davide, on sent que leur mère ne les a pas inscrits aux Cours de l’Abeille (danse classique et solfège). Et ils ont eu du temps pour s’exercer.

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L’arbitre ébouriffé a souvent ramassé des touffes de cheveux dans la chambre de ses fils.

Leur précis de la castagne s’adresse à tous les enfants, filles et garçons. Certains apprécieront en amateurs, d’autres découvriront les us et coutumes, chacun conviendra que la bagarre c’est tout un art, dans lequel il est uniquement question de s’amuser ! Sinon, c’est pas du jeu.

Un Pablo est caché dans ce dessin. Oups, non, c'est une Colette.

Un Pablo est caché dans ce dessin. Oups, non, c’est une Colette.

J’en recommande aussi la lecture aux parents. Ce sera l’occasion de réviser leurs souvenirs, de laisser fleurir leur cœur d’arbitre… Et de porter un regard tout zen sur leurs petits choux collés pour cause de peignée pendant la récré.

C'était chouette, merci pour la baston, Serge et Davide !

C’était chouette, merci pour la baston, Serge et Davide !

Le grand livre de la bagarre, Davide Cali (texte) & Serge Bloch (ill), Sarbacane, 2013

À partir de… 5 ans ? (Avant pour les talents précoces)

J’aime mes cauchemars

7 juin 2014 § 3 Commentaires

j'aime mes cauchemars couvLes enfants sont dingues ou quoi ? Quand ils n’adoptent pas de bestiole, ils cultivent le cauchemar. Remarquez, pour eux c’est peinard. Côté animaux, c’est les parents qui se tapent tout le boulot. Et question cauchemar, qui se réveille la nuit pour réconforter poussin ? (Bon ok, chez nous c’était l’Auteur. Moi dès que je pose le citron sur l’oreiller, je deviens sourde comme un pot.)

L’héroïne de cet album fait des cauchemars. Pas que des histoires de monstres. Des rêves où elle se perd, se retrouve en petite culotte à la récré… Pour l’en débarrasser, sa maman prend les choses en main : avalanche de licornes en peluche, d’histoires rigolotes et autres contes de fées. Les nuits se teintent de rose bonbon, éclairées par une veilleuse.

Nan mais ça va pas la tête ? Sans cauchemars à dorloter, ça ne vaut plus le coup. L’espiègle demoiselle se rebelle.

On la comprend. Des cauchemars dessinés par Amélie Graux, je ne les lâcherais pour rien au monde.

cauchemar

Câliiiin !

J’ai envie d’en prendre soin, de les border le soir, de les couvrir d’une écharpe pour qu’ils ne prennent pas froid l »hiver.

Hé les parents, Séverine Vidal a tout pigé : les enfants sont comme nous, ils aiment avoir la frousse. Il est interdit d’interdire d’avoir peur ! Comment ils vont grandir sinon, nos petits poussins ?

j'aime mes cauchemars

Heu… Pour les cauchemars, c’est ici ?

J’aime mes cauchemars, Séverine Vidal (texte) & Amélie Graux (ill), Gallimard giboulées, 2014

Dès 3 ans.

nuit des morts vivants

Mouhahahahaaaaaa !

Une ou deux bêtises

1 juin 2014 § 2 Commentaires

uneoudeuxbetises couvHa ha, j’ai bien ri hier soir en lisant cet album tout foufou d’Isabelle Gil, les cachous.

L’Auteur, toujours dans Proust, s’est vaguement courroucé d’une telle hilarité avant d’en découvrir la source. Ceci dit, un amateur de madeleine ne pouvait que craquer pour la chouquette chantilly.

Mémé organise une fête anniversaire déguisée pour son petit fils. Le héros du jour et ses invités ont tôt fait de mettre le souk. Et devinez quoi ? Le héros, ses invités et sa mémé sont des nounours à la guimauve ! Youpi.

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Chez mémé (avant)

Quand la fête se déglingue et vire au désastre, pâte à modeler, sardine au chocolat et coloriages se mettent en frais pour réparer tout ça.

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Pendant l’ébouriffante fiesta

C’est marrant, c’est chou, c’est irrésistible. Avec un côté jeu des 7 erreurs délirant.

Là où l’Auteur n’a pas suivi, c’est quand, prise d’une subite fringale, j’ai suggéré une équipée urgente en ville pour dégotter des oursons à la guimauve. Il paraît qu’en pleine nuit c’est trop compliqué. Mais que fait la police des bonbecs ?!

Feuilleter ici et découvrir d’autres albums dingo de l’auteur.

Une ou deux bêtises, Isabelle Gil, L’école des loisirs, 2011.

À partir de 2 ans et jusqu’au sevrage de nounours, autant dire jamais en ce qui me concerne.

La balade de Petite Poule

26 mai 2014 § Poster un commentaire

la balade de la petite pouleElle était bien tranquille, la poule d’Anna Walker, à jouer tranquillou sur son trampoline dans sa cambrousse… Jusqu’au jour où, vlam, un grand coup de vent l’emporte jusqu’à la ville. Quelle histoire, mes cocos !

Dame Poule ne se démonte pas. Elle part en balade. Et elle profite de cette expédition citadine jusqu’au moment où son jardin lui manque. Zou cocotte, il est temps de rentrer à la maison. Au fait c’est par où ?

Poulette est débrouillarde : de tournesols en pigeons, elle retrouvera le chemin du poulailler.

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Temps de chien pour les poulettes !

Quand la mirifique Anna Walkers a une idée, elle ne se contente pas d’écrire son histoire, puis de la dessiner – ce qui serait déjà pas mal. Elle travaille l’inspiration de mille façons, interroge le vent, ses enfants, sculpte, coud, tricote… Elle se promène en ville, prend des photos, découpe, morcèle, recompose.

De ce travail en patchwork délicat est née l’aventure de sa poule, Peggy dans la version originale. Un album comme je les aime, texte économe, peintures fourmillant de détails… Autrement dit : multiples lectures et relectures en vue.

La balade de Petite Poule, Anna Walker, Circonflexe, 2014

À partir de 3 ans.

Les lions ne mangent pas de croquettes

20 mai 2014 § Poster un commentaire

les lions ne mangent pas de croquettesAndré Bouchard nous livre une info de première main, les toutous : contrairement à ce qu’on pourrait croire, les lions ne mangent pas la même chose que les chats (ou les chiens si vous allez par là).

Ceci dit, mister Bouchard n’est pas super clair sur ce qu’ils avalent à la place.

Ce n’est pas bien grave, je vous l’accorde, puisque ces grosses bébêtes se nourrissent toutes seules. De quoi décider les parents qui hésitent encore devant l’adoption d’un animal de compagnie… Si un chat ou un chien représente beaucoup de contraintes, le lion selon André, c’est zéro problème.

Sans doute est-ce ce qui a guidé Clémence dans son choix, après que ses parents ont posé l’interdiction d’usage :

« Pas de chien, ni de chat ! » ont déclaré papa et maman.

Comme Clémence est une petite fille obéissante, elle a donc amené un lion à la maison.

On découvre à cette occasion que le lion est un être fort sociable.

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Le lion est très joueur. Et comme André Bouchard possède un humour féroce, on s’amuse autant que Clémence avec son délicieux félin.

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Malgré tout, mon ébouriffante honnêteté m’oblige à conseiller aux parents (et aux enfants) sur le point de se laisser séduire par ce sémillant compagnon la lecture intégrale de cet album. La chute désopilante ne laissera personne sur sa faim. Quoique…

Les lions ne mangent pas de croquettes, André Bouchard, Seuil Jeunesse, 2012.

Dès qu’ils songent à adopter un lion – et sinon à partir de 5 ans.

(Attention spoiler : entre cet album et son dernier livre – L’abominable sac à main, chez le même éditeur – tout porte à croire qu’André Bouchard est porté sur les histoires d’ogres. J’adore !)

Où suis-je ?

Entrées taguées enfants sur les carnets de l'ébouriffée.

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