Pleased to eat you !

29 mars 2014 § 3 Commentaires

J’aime chercher l’enfant chez l’adulte. Qu’il s’agisse d’un inconnu dans le métro, de la postière derrière son guichet, de la boulangère, de ce monsieur autoritaire pour qui on me propose de voter… C’est toujours marrant de les imaginer dans la cour de récré et de se demander à quoi ils ressemblaient, à neuf ans.

En tous cas chez moi, l’enfant n’est jamais loin. D’ailleurs elle vient de s’enticher de t-shirts Lion of Leisure… que je ne pourrai jamais porter : ils n’existent pas en taille grande personne. Ça m’énerve.

Qu’est-ce que je vais mettre pour lire ça, ça, ça et ça (rho la pub éhontée) ?

l'énorme crocodileLe doigt magique

fantastique Maître Renarddinosaures

 

LionOfLeisure

Çui-là il est pour Pablo…

LionOfLeisure fox

Çui-là pour Colette.

LionOfLeisure birds

Celui ci serait pour Coin Coin s’il n’avait pas déjà son t-shirt Kate Moss…

 

LionOfLeisure crocodile

And ze crocalligator pour moi évidemment !

Ils sont belges et ils sont là. Avec aussi des sacs et des coussindoudous.

 

sniff

Lui, je me demande à qui on pourrait l’offrir…

 

Les Filouttinen

27 mars 2014 § 1 commentaire

Les filouttinenElle en a du bol, Liisa ! Enlevée par de truculents bandits de grand chemin, elle va passer les meilleures vacances de sa vie à se gaver de bonbecs et apprendre les ficelles du braquage ou du lancer de couteau, en parcourant la Finlande dans un road movie échevelé.

J’ai un faible pour la littérature scandinave depuis que ma copine d’enfance, une Suédoise nommée Fifi, me l’a fait découvrir. Aujourd’hui, repérer un livre jeunesse écrit à la lumière d’une aurore boréale suffit à dérider mes grands zygomatiques. Je ne sais pas si c’est ce qu’ils mangent là bas (hareng, wasa, herbes fraiches) ou les journées d’été et les longues nuits d’hiver, mais leurs bouquins sont sévèrement cinglés.

Fifi avait un singe (moi j'avais un frère)

Fifi avait un singe (moi j’avais un frère)

Ce roman ne fait pas exception, mes myrtilles. Ça démarre sur les chapeaux de roues – avec maman Filouttinen au volant comment en serait-il autrement ? Les Filouttinen ne braquent d’ordinaire que des objets usuels et de la nourriture, mais dans le feu de l’action, ils kidnappent Liisa par inadvertance. Tant pis, pas question de la rendre. En plus c’est leur meilleure prise depuis des siècles : elle est super maligne !

Eux-mêmes ne sont toujours très fute-fute. Ils compensent par d’autres qualités inestimables : leur art consommé de l’abordage de voiture à la viking (avec pillage de banquette arrière et de malle coffre express) et un cœur gros comme ça.

Tu te rappelles quand on semé le policier de Kummola et tout le toutim ? Ah, il courait comme un lapin, c’gros dodu ! Y’a pas ! Devait avoir sacrément la pétoche devant sa bonne femme, çui-là, pour en arriver là !

Alors pourquoi s’échapper, quand les vacances qui se profilaient si rasoirs en famille deviennent d’un coup palpitantes et sauvages ? Manger avec les doigts, punkiser des barbies, semer des pets de souris, traquer des paletots noirs, pratiquer la Fête des Bandits, son TaLu, ses ExCo, parier du vomi d’ovni… Liisa vit l’expérience à fond. Elle porte sur ses brigands poilants un regard d’ethnologue, tour à tour stupéfait, intrigué, amusé, passionné puis attendri. Et découvrant la liberté, elle en apprend le prix. Mais quand l’aventure tourne au vinaigre, elle décide de la sauver…

Coucou, c’est moi qui l’ai écrit. Et je suis rousse, comme Fifi !

Coucou, c’est moi qui l’ai écrit. Et je suis rousse, comme Fifi !

Grâce à l’ingéniosité de ce petit ange voyageur (qui voyage léger : un stylo et un carnet truffé de notes au fil de l’aventure), au terme de multiples rebondissements, chaque Filouttinen trouve exactement la place qu’il cherchait dans sa famille et dans le monde. Et nos grands zygomatiques ont bien travaillé.

Il paraît qu’une adaptation cinématographique est en cours, affaire à suivre.

Les Filouttinen, Siri Kolu, Didier Jeunesse, 2013

À partir de 10 ans pour mieux profiter du vomi d’ovni.

Un point rouge

25 mars 2014 § Poster un commentaire

un point rouge couvCe livre est génial, je l’adore ! D’ailleurs David A. (comme Ah là là c’est d’enfer) Carter est un génie et je l’adore.

David Ah là là était déjà un as des livres pop-up quand il a visité avec sa fille une rétrospective Calder. Révélation ! il a compris qu’il pouvait lui aussi créer ses sculptures de papier de façon libre et spontanée, pour la joie de créer de l’art. Au papier blanc, il a ajouté du rouge, du noir, du jaune et du bleu.

Comme quoi, mes citrons, Calder agit toujours comme un révélateur. Moi c’était à 12 ans, j’ai décidé de devenir millionnaire, d’acheter une forêt et de suspendre ses mobiles à tous mes arbres. Mais après je me suis mise à écrire des livres et mon projet a été beaucoup contrarié par la radinerie des éditeurs.

En revanche David Ah là là a atteint son but.

one red dot

Un, deux, trois…

un point rouge 1

… soleil !

À chaque page surgit une structure féérique dans laquelle se cache un point rouge. Parfois on le trouve vite, parfois il faut chercher. Les enfants adorent. Les parents aussi, sauf quand ils sèchent (je vous recommande la première double). C’est le fil rouge de ce drôle d’album pour apprendre à compter : une boite bizarre, deux demoiselles dansantes, six crécelles crissantes (elles crissent vraiment, c’est miaou), huit pompons de papier, neuf neuf noués… et un point rouge.

J’ai travaillé sur le livre qui deviendrait Un point rouge sur une période de six ans. Je me suis tellement amusé que je ne voulais pas le finir.

David Ah là là, je te comprends.

Un bonus track ici.

Un point rouge, David A. Carter, Gallimard jeunesse, 2005.

À partir de petit, si un plus grand aide à manipuler (ou on va tout retrouver éparpillé, par petits bouts, façon Puzzle).

Et aussi, pour les enfants en route vers le prix Nobel : 600 Black Spots du même auteur (Little Simon, 2007) pour compter jusqu’à 600… in English.

Ah là là David, on ne vous a pas encore dit que quand on aime on ne compte pas ?

600 black spots 2

Houston do you copy me ? Plus que 436 points et on regagne la base…

Les enfants sont méchants

23 mars 2014 § Poster un commentaire

les enfants sont méchants - couvJe signalais l’autre jour en passant que les enfants sont méchants. Vincent Cuvellier est d’accord avec moi, mes petits beurres. Il en fait l’accablante démonstration dans un ouvrage irrésistible qui a bien fait poiler mes ados. Pourtant à leur place j’aurais été vexée. Cet album les décrit fort bien quand ils étaient petits, il n’y a pas si longtemps en fait. Mais aujourd’hui ils chaussent du 43, alors ils ne se sentent pas visés. On ne peut pas leur en vouloir : comme le rappelle l’ébouriffant Vincent, les enfants sont méchants et en plus ils sont bêtes.

Aurélie Guillerey a très bien dessiné mes garçons, je les ai reconnus tous les deux. Elle est trop forte ! J’ai aussi repéré mes nièces, leurs cousines, les enfants de mes cousins, le fils de ma copine Coco, sa fille aussi (mais elle, elle est trognon en fait). Ho là là, en plus j’ai reconnu l’Auteur avec lequel je vis, quand il avait huit ans. Sauf que Vincent et Aurélie ont drôlement atténué les faits, parce que lui, il n’a pas juste colorié en débordant : il a entièrement repeint l’allée de l’immeuble en bleu. En même temps faut être complètement inconscient pour ranger des pots de peinture dans sa cave alors qu’il y a des enfants dans le coin : les enfants sont tellement méchants.

Un jour une petite fille a mordu un petit garçon ! Vous vous rendez compte ? Mordu un petit garçon ! Et savez vous ce qu’à fait le petit garçon ? Il a tiré les cheveux de la petite fille ! Vous vous rendez compte ? Ça fait super mal !

Comment ça on parle de mon frère et moi ici ? Mais enfin, ma chère mère, zip it ! Pff, les parents aussi, des fois ils sont pas gentils.

Hi hi, on t'a reconnu, Pablo !

Hi hi, on t’a reconnu, Pablo !

Les enfants sont méchants, Vincent Cuvellier (texte) et Aurélie Guillerey (ill), Gallimard Jeunesse Giboulées, 2012

À partir de 4 ans, avant ils sont surtout trognons.

La mafia du chocolat

19 mars 2014 § 1 commentaire

La mafia du chocolatL’eau est rationnée, le papier aussi, les coups de fil sont minutés, on se nourrit au marché noir et on s’habille vintage. Pour un adolescent, vivre à New York en 2083 présente quelques inconvénients. Et encore vous ne savez pas tout : le chocolat et le café sont illégaux. Argh !

(J’ai un ami qui prétend se passer de chocolat depuis qu’il a changé de vie grâce à la PNL – pouvoir illimité, ta-dam ! Je le soupçonne de mentir pour ne pas à avoir à partager ses provisions avec sa femme et sa fille.)

Parfois, on se demande d’où les auteurs sortent leurs idées. Gabrielle Zevin doit avoir un copain comme le mien. À moins qu’elle soit elle aussi une camée du cacao, une pintée de la caféine. Déjà, je lui suppose les mêmes penchants que les miens pour Shakespeare, David Copperfield, le Japon et la trilogie du Parrain. Parce qu’il y a tout ça dans son chocolat. But attention : vous ne boirez plus jamais le votre du même œil après avoir lu ce livre.

Anya Balanchine (non mais quel nom génial !), 16 ans, a des dispositions pour la rébellion. Normal, c’est la fille aînée de feu the big parrain russe de la mafia new-yorkaise. Bien qu’elle tente de rester à l’écart des affaires familiales (ça me rappelle un certain Michael Corleone), elle finit par plonger les mains dans le cacao de contrebande et prendre les rênes de l’organisation. Cette fille ne fait pas les choses à moitié. Conséquences prévisibles (cf Micky) : complications fraternelles, deuils à répétition, jalousies, complots, rivalités et amours contrariés.

Coucou Anya, ici le cousin Micky !

Merci de ne pas juger ce livre d’après sa couverture. (Houston Albin Michel ? We’ve had a problem !) L’écriture est énergique et directe. Le récit, inventif, intelligent, romantique… Donc même si ça change un peu de Jane Austen, ça devrait plaire aux filles.

2 tomes sont déjà là, le troisième ne tardera pas – on le trouve déjà en anglais. Moi je n’ai pas eu la patience d’attendre. Heureusement que depuis Little miss Austen, je suis archi bilingue !

En bonus, la recette du fameux bitter hot chocolate au piment de la casa Marquez. Si, c’est très miam.

La mafia du chocolat, Gabrielle Zevin, Albin Michel – Wiz

À partir de 13 ans.

L’araignée de Susumu Shingu

18 mars 2014 § Poster un commentaire

spiderMon amie Valentine est une chic fille. Quand elle vivait au Japon, elle me rapportait des livres pour les enfants. Un jour elle m’a offert cette merveille : Spider, de Susumu Shingu. Oui, Spider car cet album japonais est en version bilingue, on peut donc suivre le texte en japonanglais. Veinards ! J’ai failli vous refaire le coup de Little miss Austen.

En fait, je vous taquine car le livre se lit sans texte. Une phrase indique le temps de l’action (une soirée d’été), après quoi l’araignée tisse sa toile – piège auquel va se prendre sa proie dans la nuit… Pourtant, tout est calme au fil des pages, dont certaines en papier calque, délicates, créent un fragile effet de coucher puis de lever du soleil. Au matin, l’araignée va se reposer.

l'araignée

A hot day begins. The spider takes a long long nap till the evening.

Susumu Shingu est un artiste. Pas parce que les auteurs jeunesse sont des artistes et blabla (même si pour certains, c’est vrai – mais bon pas tous). Lui c’est un véritable artiste, un sculpteur. Son travail explore la Nature avec poésie, et rappelle à ses contemporains combien leur Terre est précieuse. La nuit de son araignée est un conte tranquille et minimaliste, où le drame se joue en silence mais dénoue les peurs. Depuis que je l’ai lu, je me suis calmée avec les araignées. (En plus, il paraît qu’elles ne nous mordent pas, on a la peau trop épaisse, c’est mon beau-père qui me l’a dit. Spiderman est un gros mytho.)

En cherchant l’illustration de cet article, qu’ai-je découvert ? Que ce livre a été publié en français chez Gallimard il y a belle lurette. Si je l’avais su plus tôt, je ne me serais pas autant fatiguée à apprendre le japonanglais.

Une chaude journée commence. L’araignée s’assoupit pour une longue, longue sieste jusqu’au soir.

l'araignée susmu shingu

L’araignée, Susumu Shingu, Gallimard Jeunesse – Hors série Giboulée, 2006

À partir de 3 ans. (Plus petits ils vont déchirer les calques, les enfants sont tellement méchants.)

Liebster award, coucou me revoilou

17 mars 2014 § 1 commentaire

Liebster Award

Coucou les artichauts ! Si vous arrivez de la Lune, tout est expliqué dans le post précédent.

ha bon, qui ça, où ça ?

ha bon, qui ça, où ça ?

Calmez vous, madame. Vous déconcentrez les candidats ! Donc je reprends :

Mes 11 blogueurs ébouriffants :

Parisienne touch

Colombe Linotte (qui a peut-être déjà 3033 followers mais c’est pas clair sur son blog)

Des vertes et des murmures

Mutsu Murasaki

Je beurre ma tartine

Un petit pois sur dix

Chroniques cavalières

Magic orange plastic bird

Over the rainbow cake

J’ai 11 questions :

Le livre de vos dix ans ? Un film qui vous a terrorisé(e), enfant ? Rolling Stones ou Beatles ? Sucré ou salé au goûter ? Votre station de métro préférée n’importe où dans le monde et pourquoi ? Si vous étiez un objet ? Que voyez vous par la fenêtre ? Quel animal de compagnie aimeriez vous adopter ? Le personnage de fiction avec lequel vous partiriez en vacances ? Ce que vous préférez dans votre blog ? ♣ Un conseil à un crocodile albinos pour améliorer son image de marque ?

Voilà c’est fini, et fifi et nini. Encore merci Taram. On me signale en régie que je ne sais pas non plus compter jusqu’à 11. Trop tard…

Liebster Award, me voilà !

17 mars 2014 § 3 Commentaires

LiebsterAwardDevinez ce qui m’arrive, les petits pois ? L’ébouriffante Taram Grimm m’a Liebstée. C’est gentil ! Au passage, j’ai appris qu’elle possède une dangereuse collection de bas et de chaussettes. Espère-t-elle vraiment rivaliser avec moi dans ce domaine ? (J’ai failli périr sous une avalanche hier matin, quand mon placard a tout revomi sur moi.) Et qu’elle ne sait pas compter jusqu’à 11. Malheureusement, Taram, là même moi je ne peux rien pour toi !

Vdance

Ohé les gens, quelqu’un lit mes carnets !

Rappel des faits : les Liebster Awards ont été créés afin de promouvoir les blogs qui ont moins de 200 abonnés et que l’on veut faire découvrir. 5 règles, une fois Liebsté :

Écrire 11 choses sur soi. Répondre aux 11 questions posées par le blogueur qui vous a choisi. Choisir 11 autres blogueurs. Leur poser 11 nouvelles questions. Les prévenir (sinon ça sert à rien).

Les créateurs des Liebster Awards seraient-ils des fétichistes du chiffre 11, « symbole de l’idéalisme, intuition, énergie, inspiration, volonté, courage, mais aussi de la tension, contradictions » (sic) comme chacun sait ?

11 choses que je sais de moi :

Je n’ai jamais gagné à je te tiens tu me tiens par la barbichette.

Je suis fortiche au Cluedo.

En plus je connais le colonel Moutarde et madame Leblanc.

Je n’aime pas trop le mot bisou.

J’adore le théâtre.

Je sais grimper aux arbres.

Une nuit que j’imitai le cri de la chouette chevêche, il y en a une qui m’a foncé dessus (je me demande encore ce que je lui avais dit).

Enfant, je croyais que Fantômette, c’était moi – jusqu’à ce que ma mère me détrompe après que j’ai découpé sa robe longue pour me fabriquer une cape.

Un jour j’ai été roller girl – jusqu’à ce que je me déboite l’épaule gauche.

Je me suis fait tatouer la veille de Noël.

Je sais compter jusqu’à 11.

ma chouette

Hou Hou ?

Réponses aux questions de Taram :

Pourquoi avoir appelé votre blog comme ça ? Pour ma tendance naturelle à être ébouriffée par la vie, les rencontres, les livres, les enfants…

Quel est votre insecte préféré ? L’araignée. Quelle artiste !

Si vous vous retrouviez devant Charlie Chaplin, vous lui diriez quoi ? « Signor pilasino, voulez-vous le taximeter ? »

Quelle est, au toucher, votre matière préférée ? Celle de mon oreiller – enfin sa taie. Mes joues l’adorent.

Quel est le dernier livre que vous avez lu ? Peines d’amour perdues, une pièce de Shakespeare. J’ai bien ri.

Quelles sont les choses de couleur bleue que vous aimez le moins ? Le curaçao, le vernis à ongle bleu, le slip de Superman. Ah bon il n’est pas bleu ?!

Batman vs Spiderman : qui gagne? Argumentez si possible. Spiderman. Cf la question 2.

Quel est le légume le plus drôle du monde ? Les petits pois d’Arcimboldo.

Café ou thé ? Les deux mon capitaine, pas en même temps.

Violon ou saxophone ? Le violon quand je bois du thé, le saxo avec le café.

Un dernier mot ? Patatras !

les-temps-modernes

Tiens, voilà le taximeter.

À suivre domani parce que ça fait un peu long, non ?

Little Miss Brontë : Jane Eyre

15 mars 2014 § Poster un commentaire

little bronte jane eyreAprès tout je ferai comme ça me chante. Si ça me prend de présenter un livre en anglais je ne vais pas me gêner sous prétexte qu’il n’a pas encore été traduit.

Plutôt que de ronchonner, vous devriez m’écouter car Jane Eyre Counting Primer possède au moins de 5 avantages majeurs. Jugez plutôt :

1) Votre enfant apprend à compter jusqu’à 10.

2) Votre enfant apprend à compter jusqu’à 10 en anglais.

3) Vous faites travailler votre mémoire parce qu’il faut tout de même s’attendre à quelques questions : Qui c’est Adèle ? Il est gentil Pilot ? Pourquoi faut pas laisser une bougie brûler à côté d’un lit à baldaquin ? Pourquoi elle a pas de bras la dame – en vrai elle en a, c’est Rochester qui perd une main à la fin, mais Alison Oliver nous fait un peu marcher.

Jane Eyre-1

Hou là là Jane, no bras, no chocolat !

4) La mémoire vous faisant défaut, à 5 ans votre enfant qui ne laisse jamais une question en suspens décide de lire Jane Eyre tout seul, en anglais dans le texte.

5) Et comme c’est un gros livre, ça vous fait des vacances. (Dans le Derbyshire, le bol !)

En plus les illustrations sont renversantes.

Jane Eyre 7

Little miss Brontë : Jane Eyre, Jennifer Adams (texte) et Alison Oliver (ill), Gibbs Smith – collection BabyLit, 2012

À partir de quel âge ? À partir de tout petit, enfin surtout si l’enfant est destiné à obtenir un prix Nobel.

J’ai escaladé le Sommet des Dieux

14 mars 2014 § Poster un commentaire

Couv_sommet des dieux1924, le Britannique Mallory et son compagnon de cordée Irvine disparaissent en gravissant l’Everest. Ont-ils atteint le Sommet du Monde avant de mourir ? Le Sommet des dieux, l’ébouriffante adaptation par Jirô Taniguchi du roman de Baku Yumemakura narre l’enquête menée en 1993 par Fukamashi, photographe passionné de montagne, pour résoudre ce mystère. Alors qu’il met la main sur l’appareil photo de Mallory, il se le fait dérober. Quel nigaud ! Un indice pareil, on ne le laisse pas traîner dans sa chambre d’hôtel, on le cache dans ses chaussettes ! Ses recherches le mènent sur les traces de l’énigmatique alpiniste Habu Jôji… Ta-da !

Depuis que j’ai dévoré les 5 tomes de ce manga, je me considère comme une experte es alpinisme. J’ai d’ailleurs ouvert des voies intrépides sur les lits superposés de mes enfants, jusqu’au jour où l’un d’eux, qui suivait mon exemple, a dévissé et s’est cassé la jambe. L’Auteur (je vis avec un auteur, c’est un homme sérieux) a brandi son badge de policier de la Montagne et interdit toute expédition sous peine d’amende (deux semaines de vaisselle).

Difficile d’exercer son expertise dans ces conditions, sauf lors de diners en ville où je clame volontiers mon projet d’en découdre un jour avec le K2. Pareille déclaration se fait en toute impunité, pour peu qu’on ait vérifié sur la liste des invités qu’aucun n’a passé son Premier Crampon ou son Piolet d’argent. Hélas, une jeune fille de ma connaissance, un peu ébouriffée sur les bords, m’a prise de court l’autre soir en me proposant d’escalader avec elle le sommet réputé invincible du Gymnase de Choisy. N’écoutant que mon audace (et un peu pour narguer la Police de la Montagne qui me fixait d’un air courroucé), j’ai accepté.

Voici comment je me suis retrouvée équipée de chaussures très laides sur les traces d’Habu Jôji (et de Sylvester Stallone mais c’est une autre histoire), accompagnée par l’enfant à la jambe cassée qui est désormais un adolescent et a très bien réparé sa jambe – comme il l’a vite prouvé en me doublant sous prétexte que je grimpe comme une limace. Mais je ne bave pas ! ai-je rétorqué vexée.

L’Ébouriffée à l’assaut de la paroi vertigineuse (7m) :

sommet des dieux duel

Le duel fascinant entre l’Ébouriffée et l’impitoyable attraction terrestre :

sommet-des-dieux-T1

L’Ébouriffée face à son destin :

Sommet de dieux 2

La dernière image de l’Ébouriffée avant sa disparition, elle venait de décider de se recycler dans le cyclisme :Sommet des dieux

Sans nouvelles de son Ébouriffée, la Police de la Montagne a écrit une lettre vibrante d’indignation à Jirô Taniguchi mais le génial mangaka ne parlant pas français, il y a peu de chance pour que la plainte aboutisse.

Le sommet des dieux, Jirô Taniguchi (d’après l’œuvre originale de Baku Yumemakura), 5 tomes, Kana, 2004-2005 // coffret intégrale, Kana, 2011

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