Un Goûter en forêt
23 février 2015 § 13 Commentaires
Février, pour peu qu’il neige, le mois idéal pour un goûter en forêt.
J’en vois qui doutent dans le fond ?
C’est qu’ils n’ont pas encore lu ce délicieux album d’Akiko Miyakoshi.
Quand Kikko se réveille ce matin-là, tout est blanc dehors. Son père se met en route pour déblayer la neige devant la maison de Grand-Mère.
Comme certain petit chaperon, Kikko s’engouffre dans les bois un gâteau à la main. Quelle est cette silhouette qu’elle suit, croyant voir son papa ? Pas celle du grand méchant loup, ouf, mais le suspens est intense.
Une forêt ensorcelée où flotte le souvenir de Blondine et Beau Minon, des dessins au fusain et aux crayons de couleur, et un goûter enchanté encore plus fantastique qu’un thé chez le Chapelier fou…
Tout finit par un joli secret.
À feuilleter ici…
Un goûter en forêt, Akiko Miyakoshi, Syros 2011.
Dès 4 ans.
Madeline, 75 ans et toujours l’appendicite
18 février 2015 § 12 Commentaires
Madeline est une petite fille qui vit en pension à Paris, avec onze autres fillettes, sous la houlette de miss Clavel.
In an old house in Paris that was covered with vinesLived twelve little girls in two straight lines.
Pour rigoler, elle oblige les élèves à se balader la nuit.
En vrai elle est gentite comme disait autrefois le futur ado n°2. Et quand Madeline se fait opérer, elle emmène ses copines lui rendre visite.
Depuis 75 ans, ce livre fait rêver les enfants qui, comme moi, n’ont jamais eu l’appendicite.
Je n’ai pas eu non plus d’appareil dentaire malgré mes réclamations, contrairement à ma copine Hélène Mandale. Ni de points de suture comme Catherine Plumeau. Ni de plâtre malgré les innombrables cascades réalisées dans la grande descente du collège avec le skate de Sandrine Lebel qui, elle, en a eu deux (de plâtre). Moi qui rêvais de me distinguer.
Ok depuis je me suis consolée avec l’ado n°2 qui a mis un point d’honneur à nous faire visiter les urgences sous des prétextes fantaisistes allant de l’ingestion de billes à l’enfoncement crânien, en passant par l’écrabouillage de doigt, le pétage de nez, la fracture de tibia en biseau, l’élagage lingual, la dispersion dentale et 47 centimètres de raccommodages divers et variés.
Madeline, battue à plate couture.
Madeline, Ludwig Bemelmans, Penguin Young Readers Group 2014.
Dès les premiers rafistolages, vers 3 ans. In english. (Une édition française chez lutin poche de l’École des loisirs)
L’édition anniversaire vient avec un pop up de Paris tout kinou où la tour Eiffel s’est installée près de Notre Dame. Excellente idée si on considère le temps que les touristes souhaitant visiter ces deux monuments vont gagner en transport.
La Saint Valentin, keep it fresh
14 février 2015 § 12 Commentaires
Un baiser sans moustache, c’est comme une soupe sans sel, dixit mon exquise belle mère.
Autant dire que vu ma capillarité labiale, pour l’Auteur c’est régime. Mais ça c’était avant de découvrir la folle vie d’Eleanor Dumont, the Madame Mustache.
J’ai trop kiffé. (Heureusement que mes Ados ne lisent plus rien, sinon ils tomberaient sur cet article, or j’ai interdiction de parler comme eux.)
Madame Mustache, en souvenir de vous, je vais assaisonner la Saint-Valentin.
J’hésite encore entre plusieurs options.
La kiddo :
Je répète, la totale :
Et le soir venu, tout le monde chante en chœur :
En bonus, mes chatons :

Les super cartes de Melanie sur bliss bloom blog
Boing Boom Tschak
11 février 2015 § 19 Commentaires
À la suite d’un inexplicable bug, je suis ressortie du salon de coiffure avec une tête tout à fait bizarre. « Nan mais c’est pas moche, » a dit ma coiffeuse.
« C’est marrant, t’as les cheveux couleur aubergine, » a dit l’Ado n°1.
Ma crise d’hyperventilation a dérangé l’Auteur en pleine réévaluation d’une œuvre majeure de Kraftwerk.
« Je vois pas le problème, il a dit. C’est très joli les aubergines. »
Ma liste de Ross
8 février 2015 § 17 Commentaires
L’Heureuse Imparfaite m’a proposé d’écrire ma liste de Ross. Une idée lancée par Biancat’s Room. Ça tombe bien, j’ai passé Friends en première langue vivante au bac. (Je vous dis pas la note, trop forte, je savais tout sauf la profession de Chandler.)
Alors l’idée, c’est donner son top five des personnalités qui nous font cracboumer.
Tagada ! Je vous la fait à l’envers :
N°5 Mister Bean. Why ? Parce qu’il est poilant et que mon premier amoureux était his doppleganger. D’ailleurs c’était peut-être lui, il était complètement zinzin. Le seul garçon de ma connaissance à porter un pyjama. (Ok, on avait huit ans.)
N°4 Charlie Brown. Ce type a la tête entre les deux oreilles et le chien le plus cool du monde. Respect !
N° 3 Monsieur Conticini. Comment ça, « Connais pas » ? C’est monsieur La Pâtisserie des Rêves aka monsieur les meilleurs pains au chocolat de tout l’univers. Je suis accro. Le jour où je le croise, ça va être sa fête.
N° 2 Bob Dylan. Depuis le temps que je veux lui jouer Ramona à l’harmonica… ❤
N° 1 Julia Roberts. J’ai déjà fait mon coming out : l’Auteur sait que le jour où on se sépare, je me console avec elle.
L’ado n°1 a dit qu’il viendrait avec moi.
L’ado n°2 a dit qu’il resterait avec monsieur pains au chocolat. L’Auteur aussi.
Lâcheurs…
Et maintenant j’aimerais beaucoup connaître les choix de Céline, Humeur de Moutard, Les enfants à barbe, Cultur’elle (allez, des écrivains), Alphonsine et Bleufushia.
La grippe magique
2 février 2015 § 16 Commentaires
Les ados se sont mis à fumer. Pas des cigarettes, non, à fumer au sens propre du terme : ils se sont transformés en machines à vapeur. Tout bout autour d’eux, les oreillers, les chaussettes, le chat. J’ai enfilé une manique et posé la main sur leur front. Oh là là purée la grippe.
Verdict confirmé par SOS Mage qui leur a par ailleurs interdit de fumer à jamais (des cigarettes) après avoir rangé son scarabétoscope.
Dans l’immédiat, il aurait mieux fait d’interdire Internet.
Pendant que l’Ado n°1 tient sa bande informé de sa courbe de température via FB et comptabilise en temps réel chaque nouvelle victime du virus dans la 2de 6 de son lycée, l’Ado n°2 cherche des recettes miracles sur niquetagrippeavecPoppyPomfresh.com. Il me réclame à grands cris des fumigations de fraisiers, des onguents à l’oignon, du jus de citrouille au citron, des cataplasmes de pimentine, du sirop de gousses de Snargalouf, des tisanes de pelures de mandragore, des grogs de mimbulus, des macérations de sisymbre, des bains de tritons, des lancers de leprechaun… Pfiou, je vous dis pas.
La bonne nouvelle, c’est que d’ici la fin du virus, je pourrai passer haut la main mes BUSE* de botanique et de potion.
*Brevet Universel de Sorcellerie Elémentaire.
Le voyage de Pippo
23 janvier 2015 § 19 Commentaires
Pauvre Pippo, il ne sait plus rêver.
Pour s’endormir il compte les moutons.
Dans le troupeau bien duveteux, surgit une brebis.
Elle l’invite à partir en voyage à travers les saisons au pays des songes.
À chaque mois son paysage, sa rencontre, son rêve aux désirs enfouis mais chuchotés…
Partir, s’envoler loin, ou grandir jusqu’au ciel, aller au bal, attendre quelqu’un, retrouver un ami.
Avec Pippo, on ouvre grand son imagination pour contempler la nature, entendre ses murmures, réapprendre à rêver. Un album tendre et poétique qu’on ne veut plus lâcher quand on l’a attrapé.
Hey Pippo, t’as de beaux yeux, tu sais.
Le voyage de Pippo, Tome Satoe, éditions Nobi Nobi!, 2014
À partir de 4 ans…
La clé d’or
20 janvier 2015 § 2 Commentaires
« Un hiver, alors que le pays entier était recouvert de neige, on envoya un pauvre garçon chercher du bois. Avant même d’en avoir ramassé et d’avoir chargé sa luge, il était déjà gelé comme une grive. Il se dit alors qu’avant de rentrer à la maison, il allait allumer un petit feu pour se réchauffer.
Il écarta la neige et, en tâtonnant par terre, il trouva une petite clef d’or. Une clef n’est jamais loin d’une serrure, se dit-il. Il commença à gratter de plus en plus profondément et, en effet, il découvrit une petite boîte en fer. Pourvu que la clef puisse l’ouvrir, pensa-t-il, elle contient certainement des objets de grande valeur. Il chercha le trou de la serrure mais ne le trouva pas ; il finit toutefois par le découvrir ; mais le trou était si petit que le garçon avait failli ne pas le voir. Il essaya la clef et, par bonheur, c’était la bonne.
Il la fit tourner une fois – et maintenant, nous devons attendre qu’il ouvre complètement et qu’il soulève le couvercle ; ce n’est qu’après que nous saurons quels trésors il a trouvés dans la boîte. »
Jacob et Wilhem Grimm

Andrea Dezsö in The Original Folk and Fairy Tales of the Brothers Grimm.
Contes pour les enfants et la maison, Jacob & Wilhem Grimm, José Corti Éditions, 2009
The Original Folk and Fairy Tales of the Brothers Grimm, Jacob & Wilhelm Grimm, Illustrated by Andrea Dezsö, Princeton University Press, 2015
Bonne nuit mon chéri
14 janvier 2015 § 8 Commentaires
Longtemps j’ai cherché le remède à mes insomnies.
Je l’ai trouvé en lisant cet album désopilant : il suffit de s’installer à côté d’un ours.
C’est tout bête.
Mais je n’y aurais pas pensé.
Et ça tombe bien, vu que j’ai un ours sous la main. Suivez mon regard.
Non, je ne fais pas allusion à la pilosité de l’Auteur, petits coquins, plutôt à son tempérament.
Vous allez me dire : oui mais quid du pourquoi du comment de l’ours à l’insomnie ? Bonne question.
Eh bien, mes petits cœurs au beurre, harceler son ours préféré constitue une alternative fort récréative à l’insomnie. Je n’en dirai pas plus, histoire de ne pas vous gâcher cette lecture.
Je me suis donc inspirée de Duck pour programmer des activités à partager avec mon ours dès la prochaine insomnie : rangement d’albums photos ; confection de pâte à tartiner aux noisettes bio ; partie de Cluedo ; course de relais avec traversée éclair des Tuileries ; danse des sept voiles devant la statue de Balzac ; baignade au clair de lune dans la fontaine Stravinsky.
Comme pour sa part, l’Auteur s’endort dès qu’il pose le citron sur l’oreiller, et d’ordinaire assez tôt, ça va lui changer la vie.
Bonne nuit mon chéri !
Goodnight already! Jory Jones (texte) & Benji Davies (illustrations), Harper Collins Children’s Books, 2015.
À partir de 4 ans, en anglais.
Bonjour chez vous
3 janvier 2015 § 12 Commentaires
Un jour on finit par rentrer à Paris, mes lapins germanopratins.
Et là, catastrophe, on voudrait être ailleurs.
Trop de bruit, trop de gens, trop de boutiques, trop de restau, trop d’ados qui veulent un nouveau téléphone en plus d’être collés pour tout le mois de janvier, trop de métro, de bus, de vélos, de musées, de boul’Mich, de sandwich, de macarons, de bidules, de machins et de perlimpinpin.
Le mieux, pour se sentir de nouveau chez soi, c’est un album sautillant, rempli de bonjours, avec quelques mercis : Everybody Bonjours!
Merci par-ci, bonjour par-là… Ces petits mots, il n’y en a jamais trop.
Ça change la vie, on est poli.
On dit bonjour à tout bout de champ…
Ce qui donne l’air un peu neuneu, mais rend tout so plus chou !
Everybody Bonjours, Leslie Kimmelman (texte) & Sarah McMenemy (illustrations), Dragonfly Books, 2008
À partir de 3 ans, et en anglais s’il vous plaît.


















































