Soudain c’était Noël
26 décembre 2014 § 6 Commentaires
Les chambres se sont remplies, le réfrigérateur aussi, sans parler du panier de linge sale. Il y a eu la queue au petit endroit, des trafics d’oreillers, deux inondations de lave-linge, une chouette m’a encore foncé dessus, le parc a regivré dans la nuit, et tout à coup la chaudière a fait : « Boum ! »
Décembre, il y a quarante ans
15 décembre 2014 § 5 Commentaires
Afin de protester contre l’occupation abusive de ma cabane par des êtres invisibles – il est mathématiquement impossible que 2 adolescents et 1 Auteur soient capables de remplir tout seuls et quotidiennement un sac de linge sale géant – je suis partie faire une retraite.
Dans une datcha au fin fond de la campagne, à 800 bornes de Paris. Mais pas seulement.
Je pense avoir fait un voyage dans le temps.
Ici Internet n’existe pas.
Quand on allume la radio il y a des émissions sur les OVNI.
D’ailleurs j’ai trouvé La nouvelle vague des soucoupes volantes de Jean-Claude Bourret dans la bibliothèque.
Ainsi qu’un ouvrage de Léo Talamotti intitulé Univers interdit. Et l’intégrale des Rois Maudits en livres de poche.
Il y a un moyeu de charrue transformé en pied de lampe dans la salle à manger. Une tapisserie hirsute d’origine caprine dans le couloir.
Une tapette à souris avec un morceau de lard dans la cuisine des voisins.
Le rosier a fleuri la nuit où il a fait zéro degré.
J’ai vu 2 étoiles filantes.
Et pour la première fois depuis mes huit ans, j’ai participé à un congrès de chouettes chevêches.
Mes lutins, c’est l’éclate !
Ma maison en carton, pirouette cacahuète
2 décembre 2014 § 8 Commentaires
Encore une maison d’édition qui déchire !
(Normal, c’est tout du carton – bon ok là j’ai honte…)
La maison est en carton propose des publications épatantes : boites à images, carnets d’illustrateur, œuvres originales. Et même un génial Colografouillage qui est donc… une pochette de coloriages à grafouiller signée Andrée Pringent.
Mais aujourd’hui on se concentre sur mon gros coup de foudre du salon de Montreuil, leur collection Grandimage.
Grandimage, la (très) grande image à déplier en paravent, avec son mini dépliant accordéon de 20 détails commentés, qu’on s’amuse à retrouver dans l’ensemble.
Impossible de résister ! Chaque Grandimage part en balade chez un artiste différent.
Du doux, du dingue, de la poésie, du burlesque, du mystère, du foufou, du polouche, il y a de tout dans ces univers plus délicieux les uns que les autres.
Quant à moi j’ai aussitôt craqué pour Le cabinet des curiosités de Delphine Jacquot, dont le fourbi raffiné s’accorde à mon goût pour l’humour fantastique et ces moments où l’imaginaire brouille les frontières du réel.
Voilà officiellement l’endroit où je me glisse désormais à l’heure de la sieste. Eh oui je suis là, un peu cachée et toujours ébouriffée !
Le cabinet des curiosités, Delphine Jacquot, La maison est en carton, 2011 – Format plié 55 x 28 cm – ouvert 55 x 100 cm.
Colografouillage, Andrée Pringent, La maison est en carton, 2014
Pour petits et grands évidemment.
Fire !
30 novembre 2014 § 6 Commentaires
Purée, les feux de cheminée vont être interdits.
J’étais en pleine séance de dédicace à Montreuil, redoutant une tendinite du stylo devant la fantastique foule de fans venus me solliciter (ils étaient 1, en doudoune orange), quand mon amie Catherine profitant d’une accalmie (le départ de la doudoune orange) m’a asséné la nouvelle.
Ça m’a fort contrariée.
Il parait qu’une demi-journée au coin du feu émet autant de particules fines qu’une voiture diesel roulant pendant 3500 kms.
Même ceux qui n’ont pas de diesel vont être punis.
La barbe.
Heureusement, dès mon retour à la maison, les ados ont trouvé la solution. Ils m’ont installé un nouveau fond d’écran.
Trop le swag. J’ai passé toute la soirée devant l’ordi à faire griller des chamallows dans les prises usb.
Aujourd’hui mes fichiers sentent le caramel et ma bécane rame un peu.
Mais j’espère qu’elle va reprendre du poil de la bête, parce que ce soir, c’est barbecue !
À lire au coin du feu : Le combat des chefs, René Goscinny et Albert Uderzo, Hachette.
À voir au coin de l’ordi : Calamity Jen (The IT Crowd, ≠1.2, 2006)
La petite caravane
20 novembre 2014 § 3 Commentaires
J’ai débuté avec un vélo rouge un peu cabossé, hérité de mon frère – comme tous mes jouets d’ailleurs (à part le mini fer à repasser dont la mamma estima l’usage strictement féminin).
Au début ce vélo avait des petites roues. Après non. C’est là que j’ai commencé ma collection de croûtes de genoux.
(Au fait, qui me dira pourquoi on a arrêté le Mercurochrome ? Un bon coup de rouge, ça vous remettait en selle après trois tonneaux dans le gravier.)
Dix ans plus tard, mon frère conduisait une voiture, ma copine Anne sa mobylette. Et moi… un autre vélo (bleu).
Par dépit, j’ai flanqué le solex d’Hélène Mandauch direct dans le fossé 3 minutes après qu’elle me l’ait prêté. (Cascade dédiée à Rémy Julienne.)
Ma première (et unique) voiture a perdu 2 portières en 15 jours.
Ensuite j’ai enchaîné… Maxi gamelle rue des Carmes bicoze rétropédalage… Coups de foudre avec le sol pour cause de canasson zinzin… Dézingage d’épaule par trahison de rollers.
Et depuis un bout de temps, rien à signaler. Tout le monde soufflait. J’allais à pieds. C’était doux.
Sauf que la semaine dernière, j’ai lu La petite caravane. Tellement chou que j’ai aussitôt décidé de la rejoindre. J’ai donc acheté un poisson rouge. Et un scooter, pardi, pour l’emmener voir l’océan !
J’aime autant vous prévenir, Édouard, l’Auteur n’est pas très content.
La petite caravane, Édouard Manceau, Tourbillon 2014
Un merveilleux album sans parole, cartonné et fourmillant de détails. Dès 2 ans, en voiture Simone !
Sondage capillaire au petit poil
19 novembre 2014 § 4 Commentaires
J’ai besoin de vous les bichons !
Ai-je mentionné le fait que, lors d’une tribulation cinématographique, l’ado n°2 s’est fait ratiboiser le caillou ?
Lui qui chougnait quand on lui coupait deux millimètres de mèche.
À chaque fois que je le croise dans les couloirs, je sursaute. On le croirait évadé d’un camp de redressement de l’ex-URSS. Engagé dans la Légion. Prêt à entonner le Chant des cohortes.
Ce matin je l’ai rassuré : – T’inquiète, ça va repousser.
Il a répondu : – Ah bin ça m’étonnerait vu que j’vais continuer à les raser.
PARDON MY FRENCH, BUT ARE YOU ZINZIN ?!!
J’ai dit : – Ça va pas la tête ?
L’ado s’est marré : – C’est mes cheveux, c’est moi qui choize.
Pfff, l’excuse bidon… Dire que c’est moi qui l’ai inventée, quand son père voulait lui couper les tifs autrefois.
C’est chaud mais il devait changer d’avis devant les résultats de ce sondage. Merci de participer. Chaque voix compte ! (Et çui qui répond pas comme il faut, je lui pète les dents de devant !)
Ok, pour la coloration, je pousse un peu mémé. Mais ça s’accorderait si bien avec mon bonnet bariolé, lors de nos virées en famille :
N’est-il pas ?
Pierre et le loup selon Suzie
14 novembre 2014 § 6 Commentaires
Connaissez-vous ce film, mes pistils ?
Il est fantastique !
Bien que que le futur ado n°2 se soit fracassé le crâne sur la table basse en essayant d’aider le canard la première fois qu’il l’a vu, mais c’est une autre histoire.
C’est chouette d’avoir des enfants en bas âge, on peut se taper plein de films géniaux sans avoir à s’expliquer.
L’autre solution, c’est de se mettre à écrire pour les enfants. Du coup quand l’Auteur rentre du taf et vous surprend en plein Ratatouille, vous lui tenez la dragée haute : « Tu permets ? C’est pour mon boulot. » Pan dans les dents !
Alors ceux qui ont zéro excuse, je leur en sert une toute cuite : ce film a obtenu le grand prix du festival d’Annecy, et un oscar du meilleur court métrage d’animation.
Les films primés, ça marche bien avec la dragée haute.
Suzie Templeton a concocté cette pépite en stop motion, sans dialogue pour plus de… sauvagerie ?! Alors attention aux petits canetons, parce que ça fait un peu peur, et du chagrin aussi.
Je profite de ce billet pour lancer un appel : Suzie, mes enfants ont grandi, mais j’ai plein d’excuses pour regarder vos films en mangeant des dragées. Alors n’hésitez pas, envoyez la sauce !
PS : Si mes ados connaissent aujourd’hui un brin de musique classique, c’est bien grâce à vous et un point c’est tout. ❤
Pierre et le loup, un film de Suzie Templeton d’après l’œuvre de Prokofiev, Les films du préau 2009. À partir de pas tout petit, je dirais 7 ans pas avant.
Billet multinlingue, boo-yah !
10 novembre 2014 § 8 Commentaires
L’adølescent n°1 m’a dit : – Tu devrais traduire ton blog. Personne te liras tant que ce sera en français.
(Ha ha, il ignorosco qué vous êtes lå, cet andouillo !)
J’ai rétorquada – Mais chaton, ne m’as-tu pas dìt après un cours d’history que le franzosich était autreføís la langue des échanges internationaux ?!
L’ado a smiley – Maman, ce qu’il faut retenir dans cette phrase, c’est « était » et « autrefois. »
Et il a commençada à m’expliquer the valeur of l’impårfait.
Cretino !
It is not bicoz je ne read pas le polonais que no sé speaker d’autres langues.
Ça m’a fichuda en røgne.
Ce qui expliquãda ce billetto multilingue. ¡À good entendeur, salút!
Ma vie heureuse
4 novembre 2014 § 2 Commentaires
Voici un délicieux roman – et qui tient les promesses de son titre appétissant !
Encore un livre suédois entre parenthèses. La littérature du pays de Fifi n’en finira donc jamais de m’émerveiller.
Je vous présente Dunne, naturellement douée pour le bonheur.
Il est tard, pourtant Dunne n’arrive pas à dormir. Certains comptent les moutons, mais pas elle. Dunne compte toutes les fois où elle a été heureuse.
Dunne n’arrive pas à dormir parce que demain c’est la rentrée…
Soudain elle a un peu peur.
Et si elle ne se faisait pas d’amis ?
Rassurez vous, Dunne trouve Ella Frida. Leur amitié double la mise question bonheur.
Rose Lagercrantz raconte à hauteur d’enfant cette belle rencontre…
Et les jours qui passent, remplis de jeux, de secrets, de fou-rires, de bagarres, d’animaux, de surprises.
Puis la séparation pour cause de déménagement – et l’inévitable chagrin.
Où est passé le bonheur ? Peut-être que Dunne va devoir le chercher un peu… Heureusement, elle est fortiche. Et trouve avec Ella Frida le moyen de poursuivre cette jolie amitié…
Les dessins d’Eva Eriksson accompagnent Dunne avec humour et tendresse.
Et quand on referme le roman, presque une année s’est écoulée. Dunne a grandi, elle a souffert. Mais reste toujours aussi douée pour le bonheur. Quel délice !
Ma vie heureuse, Rose Lagercrantz (texte) & Eva Eriksson (illus), Mouche de l’école des loisirs, 2013. À partir de 6 ans.
La suite de l’aventure, c’est Mon cœur ravi, paru cette année.
L’halloween ébouriffant
31 octobre 2014 § 10 Commentaires
À la demande générale des ados, j’ai accepté de fêter Halloween cette année. Je n’ai toujours pas compris pourquoi.
Ma position sur le sujet était pourtant très claire :
« Quel revirement ébouripoustouflant ! » a-t-on lu dans la presse.
C’est donc avec des siècles de retard sur le monde entier que j’ai gaiement préparé un buffet répugnant grâce à un site qui gère à fond l’évènement – en même temps c’est des canadiens, on peut pas comparer.
Il y avait du gâteau de vers :
Des doigts coupés :
Du punch tout à fait pas ragoûtant :
J’ai sorti mes plus beaux verres :
J’ai enfilé mon costume :
J’ai convié ma voisine la sorcière Rosita :
Et aussi mes meilleures ennemies :
Les ados m’ont dit qu’ils s’occupaient des films. Merci, les chatons ! Je savais qu’ils penseraient à ma série favorite :
http://www.youtube.com/watch?v=oOOFdNWPP04
Mais quand ils ont allumé le lecteur dvd, surprise !
Au secours, venez me chercher ! Je suis cachée sous le canapé avec tout plein de souris et mon amie la sorcière au long pif – ouille, non, Rosita, j’ai rien dit !























































