L’affaire du magnifique canapé

15 juin 2015 § 17 Commentaires

J’ai dit adieu à mon canapé Christian Liaigre.

C’est dommage parce que vu le prix de ces trucs, je risque pas d’en avoir un autre de sitôt.

Mais reprenons l’histoire au début.

L’été dernier, l’Auteur et moi sortons d’un restau à deux heures du mat’ avec Coco. Et voilatipa qu’on tombe sur un canapé blanc magnifique abandonné sur le trottoir.

Pile devant le show room Christian Liaigre.

Magnifique !

Magnifique canapé Christian Liaigre !

(Enfin c’est moi qui suis tombée dessus, vu qu’après 2 bouteilles de Côtes-du-Rhône, 50 mètres à pieds en chantant la Marseillaise suffisent à m’épuiser.)

Moi pareil !

Sugar et l’Ébouriffée, même combat !

Fidèle à elle même, Coco décrète qu’on PEUT PAS laisser là ce canapé.

Pour ceux qui ne le sauraient pas, il y a dix ans Coco a adopté devant le 62 boulevard Sébastopol un lampadaire-guéridon en scoubidou tout juste évadé des années 50. Elle m’a forcé à le trainer de bar en bar toute la nuit et m’en veut encore de l’avoir perdu au détour d’une Margarita.

lampe coco

Certains objets franchissent des failles spatio-temporelles.

Comme je suis une super copine, j’annonce qu’on VA PAS laisser là ce canapé.

L’auteur signale qu’il a passé l’âge de ramasser des trucs dans la rue.

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Depuis qu’il a lu Montaigne, l’auteur se prend pour un vieillard chenu.

Et après 5 minutes il revient nous aider parce que Coco n’arrive à rien. Pourtant je l’encourage en sautant sur les accoudoirs.

Bref, le lendemain au réveil, on découvre ce magnifique canapé Christian Liaigre au milieu du salon. Ô joie ! J’ai passé un an à méditer sur ses coussins et à me la péter, comme quoi le truc de ouf archi dar : par ici les canapés genre de luxe font le trottoir !

L'ébouriffée méditant sur son canapé. (Nan, je blague !)

L’ébouriffée méditant sur son canapé. (Nan, je blague !)

Tout le monde était jaloux. Même moi j’étais jalouse quand le chat me piquait ma place. Ce qui arrivait tout le temps, l’Auteur lui ayant formellement interdit l’accès de ce magnifique canapé.

Hier je déhousse mon canapé Christian Liaigre pour nettoyer 10000 traces de pattes de chat. Et qu’est-ce que je découvre ?

Hagalund

Mon canapé est un migrant suédois !

L’arnaque !

L’auteur a dit : « Quand même, on a baissé d’un cran. »

(Quel snob.)

Magnifique !

Magnifique canapé Hagalund !

Du coup j’en ai commandé un deuxième pour le chat.

NB : Coco, j’ai retrouvé ta lampe, elle va bien, elle vit en Normandie.

Chantefleurs rue de Verneuil

14 juin 2015 § 2 Commentaires

Ce matin en rentrant du marché, je passe rue de Verneuil, où nos garçons allaient à la maternelle.

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Es tu narcisse ou jonquille ?

Quelle chance ! Non seulement l’école était incroyable, avec son jardin intérieur, mais la maitresse de petite section était une femme géniale. Elle faisait de chaque jour une fête.

Elle est désormais à la retraite.

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Es-tu garçon, es-tu fille ?

Son esprit s’attarde encore sur les lieux, à en croire la déco extérieure.

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Je suis lui et je suis elle

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Je suis narcisse et jonquille

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Je suis fleur et je suis belle Fille.

Mais peut-être les maîtres et les maitresses de petite section sont-ils toujours tous fantastiques !

Desnos 1Le narcisse et la jonquille, tiré de Chantefalbes et Chantefleurs, Robert Desnos (poèmes) & Laura Guéry et Julie Wendling (illus), Grund 2010

 

 

 

 

 

Desnos 2

 

L’invasion de la punaise de lit

10 juin 2015 § 22 Commentaires

J’ai acheté une taie d’oreiller en soie sur Internet.

Quoi !?

Dormir sur de la soie, c’est bon pour les cheveux. Ils sont moins ébouriffés après. À ce qu’il parait.

J’ai pas pu vérifier parce que la taie est arrivée avec une invitée :

araignée

Bon en fait il n’y en avait qu’une et c’était pas une araignée.

OK, si vous voulez savoir ce que j’ai vraiment vu quand j’ai déplié la taie :

Berk !

Berk !

Coup de bol, je suis championne en parano de la punaise de lit ! J’ai aussitôt identifié l’agresseur, et avec une sidérante présence d’esprit, je l’ai projeté par dessus le balcon. (Et la taie dans le congélo.)

Puis je suis retournée bosser en me félicitant. C’était pas passé loin.

Quand soudain j’ai pensé : et si elle était venue en couple et que l’autre m’avait échappé ?

Alors là, méga poussée d’adrénaline ! Empoignant mon gros flacon d’huile essentielle de lavande, j’ai tout démonté le lit pour l’asperger suivant le principe de l’eau bénite dans l’Exorciste.

Des fois t'as pas intérêt à manquer d'eau bénite !

Des fois t’as pas intérêt à manquer d’eau bénite.

Dans la foulée j’ai vidé les huiles de Tea Tree, de Citronnelle, de Géranium et de Verveine. Et comme j’étais lancée, j’ai sacrifié la bombe bio aux 41 huiles essentielles modèle familial achetée par l’Auteur pour pchiter les acariens.

Pendant ce temps les Ados demandaient l’asile politique à des potes. Soi disant qu’une folle pratiquait des rites satanistes dans la chambre de leurs parents – alors qu’en fait c’était moi. Pff !

L'ébouriffée luttant contre sa punaise !

L’ébouriffée luttant contre sa punaise !

Ma copine Axelle m’appelle sur ces entrefaites. Je lui raconte ma guerre mondiale contre l’épidémie de la punaise. Voilatipa qu’elle me conseille un produit foudroyant pas trop bio qui dégomme TOUT en 45 secondes. Waow. Je le veux !

Vu l’heure tardive, ça risquait d’être chaud. Mais entre l’adrénaline et les huiles essentielles, j’étais à fond. J’ai chopé l’Auteur qui arrivait en se demandant pourquoi ça sentait la lavande jusqu’au pont de l’Alma, et on a runné jusqu’au marchand de couleurs de la rue du Cherche-Midi.

Ils vendent aussi du poison à punaise !

Ils vendent aussi du poison à punaise.

On est arrivé pile comme ça fermait. Sauf que personne n’a pu m’arrêter. J’ai slalomé entre les vendeurs affolés, l’Auteur en a plaqué un devant le rayon des bougies, et j’ai chopé le saint Graal pile avant de me faire attraper. Du coup j’en ai pris deux. Purée, trop forte !

football americain

Mon héros en pleine action…

Sur le chemin du retour, on s’est arrêté pour boire un Pouilly-Fuissé en terrasse. Comme la serveuse était sympa, on en a pris plusieurs. On était tellement guilleret en arrivant à la maison, ça a pas fait un pli, on a balancé nos deux bombes nucléaires dans la chambre et on s’est barricadé derrière le canapé du salon.

Évidemment, il a fallu que l’Auteur entrouvre la porte de la chambre pour voir comment ça sentait (hé oh mon gars, quand je dis non, c’est non !). Et on a dû s’évacuer d’urgence sur le balcon.

Punaise !

Punaise !

Après les pompiers ont débarqué, leur compteur Geiger-Müller a explosé, ils nous ont embarqué aux urgences.

Je crois qu’on est venu à bout de la punaise de lit.

OK, la chambre est condamnée. Mais avec nos jolies combinaisons anti-radiation, on a accès au reste de l’appartement.

Punaise, les huiles essentielles, c'est fort quand même !

Quand même c’est fort, les huiles essentielles.

Incroyable mais vrai

31 Mai 2015 § 17 Commentaires

incroyable couvLe grand frère que j’avais quand j’étais petite au lieu du singe dont je rêvais était à Paris ces jours-ci.

Ça devient rare vu qu’il vit en Californie. Et apparemment, les Californiens, ils ont quasi zéro vacances.

En échange ils sont toujours super bronzés, vu que là-bas il fait tout le temps soleil, même quand c’est la nuit à Paris.

C’est mon frère qui l’a dit.

Incroyable mais vrai 4

Le singe de notre voisin avait mordu mon frère sans représailles de ma mère. Trop dar !

Au passage, et bien que j’ai parlé de lui à l’imparfait, je précise que mon grand frère est encore mon frère. C’est juste qu’il est moins grand.

Maintenant il a 3 ans de plus que moi. Alors qu’avant il avait le double ou le tiers de mon âge, ce qui était quand même ÉNORME.

Incroyable mais vrai 3

Quand il avait le double de mon âge, mon frère savait tout. TOUT !

Bref, nos retrouvailles m’ont rappelé ce livre. Quand je l’avais découvert, j’avais tellement pensé à lui !

Incroyable mais vrai 6

Aujourd’hui il est devenu spécialiste en The Big Bang Theorie et en pommes.

Éva Janikovszky (qui est un génie, d’ailleurs je suis pratiquement sûre qu’elle était une petite sœur autrefois pour être aussi géniale aujourd’hui) met en scène un grand frère expliquant à sa frangine comment ça marche, une famille. Forcément il lui révèle des trucs incroyables mais vrais. Que les adultes ont tous été enfants. Même oncle Ernest. Même la voisine. Que mamie est la maman de maman.

J’ai dit à Mimi : tu as vraiment de la chance d’avoir un frère aussi intelligent pour tout t’expliquer.

Incroyable mais vrai 2

Il s’y connait aussi en fabrication de nièces qui ont trop le swag…

Quand j’étais petite, mon grand frère à moi me racontait tout le temps des bobards. Qu’on avait marché sur la lune. Que la nuit mamie mettait sa bouche à tremper dans un verre d’eau. Que si j’appuyais sur le bouton de la télé avec un doigt préalablement fourré dans mon nez elle allait exploser. Que si je faisais pipi dans la piscine municipale ça laisserait une trainée vert fluo dans l’eau.

Je le soupçonnais de faire un peu son intéressant. Mais allez démêler le vrai du faux.

Et en me laisser gérer le cadeau de la fête des mères, crotte à la fin.

Et c’est le roi pour me laisser gérer le cadeau de la fête des mères, crotte à la fin.

Dans le doute, je n’ai jamais fait pipi dans une piscine municipale.

Que dans mon bain.

Incroyable mais vrai, Éva Janikovszky (texte) & Laszlo Réber (illus trop mortelles), La Joie de Lire, 2011

NB : comme d’habitude mes photos sont lamentables. Le livre est magnifique !

Les barbus

20 Mai 2015 § 12 Commentaires

Alors attention les gars, une épidémie de barbe sévit par ici.

Je crois qu’elle a commencé rue de Bretagne, parce qu’il y a quatre ans je trainais dans le quartier de mon adolescence et tout à coup je m’aperçois que tout le monde est assis à la terrasse du troquet Le Progrès, tout le monde porte des chemises à carreaux et des baskets blanches, tout le monde a moins de 30 ans, et (tenez vous bien) tous les garçons ont la barbe.

Pandémie de barbe, sujet n°1 aka Henri IV

Pandémie de barbe, sujet n°1 aka Henri IV

Genre ! (Comme dirait Joëlle.)

Barbe + lunettes + bonnet + cheveux courts = hipster.

Les Ados m’ont dit : barbe + lunettes + bonnet + cheveux courts = Hipster.

Quand je vivais dans le coin, le Progrès était plutôt fréquenté par des messieurs à la peau fripée, qui buvaient leur petit blanc pile poil à l’heure de mon café crème croissant. Maintenant que j’y pense, ils devaient me trouver zarbi. (Avec mes baskets blanches.)

Comme le chaton, le hipster est un peu trop mimi pour être honnête.

Comme le chaton, le hipster est trop mimi pour être honnête.

Aujourd’hui c’est la folie, ils sont partout. Même au Monoprix de la rue de Rennes.

Mes copines commencent à adopter des barbus.

Mes copines commencent à adopter des barbus.

Je me dis que j’aurais mieux fait de rester au Progrès pour remettre un peu d’ordre dans tout ça à l’époque, malheureusement j’avais poney. Et tout a empiré. Depuis l’autre fois je veux dire. Les barbus, pas mon poney. (Enfin mon poney aussi d’ailleurs.)

Parfois le hipster est un faux hispter.

Parfois le hipster est un faux hispter.

Il y en a un qui est venu de New-York jusque dans mon salon !

Parfois le hipster est un fou hipster avec une formibarbe.

Parfois le hipster est un fou hipster. (Avec une formibarbe.)

David Vincent avait raison. Ils sont là. Et ils ont des barbes.

Je vous arrête tout de suite, le hipster a la barbe longue et le cheveux courts, pas l'inverse. Jon, recalé !

Je vous arrête tout de suite, le hipster a la barbe longue et le cheveux courts, pas l’inverse. Recalé !

Je sens qu’une question vous brûle les lèvres… Pourquoi diable les Envahisseurs ont-ils adopté ce look de nains de jardin ?

Parce qu'ils sont cinéphiles, pardi ! (Cherchez l'intrus.)

Parce qu’ils sont cinéphiles, pardi ! (Cherchez l’intrus.)

https://www.youtube.com/watch?v=1qG2A9EN5T4

Vivement le 31 mai

13 Mai 2015 § 12 Commentaires

Je sais pas vous, les roudoudous, mais depuis mon adolescence j’avais un avis très arrêté sur la fête des mères. Ringarde, sexiste, bourge, pétiniste… Jusqu’à ce que je devienne à mon tour maman.

Depuis, cette fête me semble tout à fait charmante. Au moindre oubli de la part des kids, je riposte sans pitié.

Ça leur apprendra ! (Notez ma tenue gouleyante !)

Tiens, ça t’apprendra ! (Notez ma tenue gouleyante !)

Et pour choyer ma maman, j’explore le coffre aux trésors aka Etsy comme chacun sait.

Cette année j’hésite encore :

Un chapeau so chou ?

Alors, il est pas chouchou ?

Alors, il est pas chouchou ?

Un petit col tout mimi ?

Tout mimi et tout grrr aussi !

Tout mimi et tout grrr aussi !

La pochette livre qui ne coûte pas un rein :

Pas que tout le monde ne peut pas se ruiner en Charlotte Olympia.

Tout le monde ne peut pas se ruiner chez Olympia Le Tan.

Ou le sac pamplemousse des jours acidulés ?

 

Un pamplemousse tous les matins !

Y glisser Un demi pamplemousse, d’Alice Munro…

Le tee-shirt qui rappelle les bonnes choses de la vie…

Sans commentaire.

Pas mal non plus pour la fête des papas.

Le détail pour ne pas oublier qu’elle est une fonceuse ?

Parce que malheureusement, elle oublie tout désormais.

Il faut bien avouer qu’elle est désormais trop distraite.

La tasse de thé ultime :

Je crois qu'elle va adorer.

Adorable, isn’t it ?

Et ce joli masque pour bien dormir…

Sapristi, encore du chat… On est vraiment envahi.

Sapristi, encore du chat… On est vraiment envahi.

Je crois que, comme à moi, tout pourrait lui plaire – au fond on se ressemble un peu, aha. Sauf le chapeau. Parce que malgré tout, on n’a pas le même sens du chou.

Ouf !

Allez, je suis bonne fille, je lui en ai trouvé un autre :

Nan, je lole, çui là aussi il est pour bibi.

Nan, je lole, çui là aussi il est pour bibi.

J’ai trouvé le chagrin

3 Mai 2015 § 1 commentaire

Une femme attend un homme, un homme qu’elle appelle monsieur Bonnard, qu’elle aime et qui doit la peindre.

Cet homme ne vient pas, elle se déshabille.

Elle l’attend. Encore. Et encore…

Sfar Bonnard

« … Elle a quoi de mieux à faire, une jeune femme… »

Elle dit :

Monsieur Bonnard, on est en droit de se demander ce que vous branlez !

Elle prend un bain… Elle prend la pose.

Sfar Bonnard 1

« … que d’aller se faire peindre ? »

Qu’est-ce qu’elle est belle ! Émouvante aussi, toute seule à attendre.

Sfar Je regarde mes pieds

Je regarde mes pieds (huile sur medium)

Il n’y a pas que les modèles qui attendent. Quelle femme n’a jamais connu ça ?

Je vous regarde, (huile sur medium)

Je vous regarde (huile sur medium)

Joann Sfar, je lui en veux un peu quand même parce qu’à cause de lui, l’Ado n°1 croit que dessinateur de génie, c’est un métier. Et voilà que le musée d’Orsay lui propose de passer deux mois avec les œuvres de l’exposition Bonnard. Résultat, une expo à lui aussi – déjà finie, désolée mes cuicui – et cet album étonnant.

Je vous regarde (huile sur toile)

Sfar, il ne peut pas s’empêcher de raconter une histoire, l’histoire d’une femme qui attend un homme qui ne viendra pas.

Sfar Regarde moi

Regarde moi (encre de Chine sur papier)

C’est poignant, l’espièglerie, la gravité du modèle.

Il m’est arrivé ça. Je voulais jouer, rire, mettre des couleurs qui disent comme la peinture est du côté de la vie. (…) À force de me crever les yeux à regarder mon modèle, j’ai trouvé le chagrin.

Je l’appelle monsieur Bonnard, Joann Sfar, Éditions Hazan, 2015.

Sfar couv

catalogue bonnardNB : le titre de ce billet est tiré du texte de Joann Sfar publié dans le catalogue de l’expo du musée d’Orsay. Il y narre sa relation au peintre et l’aventure de cette immersion dans son univers. Eh oui, en plus, Sfar il écrit bien.

Bonnard, Guy Cogeval et Isabelle Cahn, Musée d’Orsay & Hazan, 2015.

Et toujours : Pierre Bonnard, peindre l’Arcadie, au musée d’Orsay à Paris, jusqu’au 19 juillet 2015.

Le mystère du babyfoot

28 avril 2015 § 11 Commentaires

Coucou me revoilou !

Le fait est que je n’ai plus une minute à moi depuis que je bosse comme une zinzin.

OK là je tue un peu le mythe, vu que j’avais réussi à faire croire autour de moi depuis toutes ces années que les livres me sortent tout frais pondus des méninges entre une manucure, l’essayage de ma robe de bal et deux fournées de glaces au chocolat pour le goûter des enfants.

L'Ébouriffée écrivant un livre (selon sa mère)

L’Ébouriffée écrivant un livre (selon sa mère)

Ceci dit, ceux qui ne m’avaient pas encore démasquée sont quand même limite neuneu : on ne cuit pas les glaces dans son four, les chouchous, fussent-elles au chocolat.

L'Ébouriffée au travail (d'après son père).

L’Ébouriffée au travail (d’après son père).

Tout ça pour dire que l’Auteur et les Ados ayant mis les bouts vers le pays de la fondue, me voilà suffisamment désœuvrée côté lessive pour ne plus savoir quoi faire pendant mes pauses.

Bref j’ai passé la cabane au peigne fin. Et j’ai découvert un truc incroyable : les joueurs du babyfoot ont tous la tête en bas !

Comme je vous le dis.

Comme je vous le dis.

Pas les joueurs de babyfoot, hein. Y’a plus que moi ici, je ne joue pas toute seule, hein.

Comme Joey et Chandler, l'Ébouriffée a un baby foot.

Comme Joey et Chandler, l’Ébouriffée a un baby foot.

Les joueurs du. Les gars en plastique. Je les remets la tête en haut le soir, pour pas qu’ils chopent la migraine. Et le lendemain matin, hop, tête en bas. J’y comprends rien.

Soit c’est le chat.

Soit les joueurs en plastique sont totalement vivants.

Et acrobates.

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La prochaine fois, je prends des filles. Elles sont moins fofolles.

Le Barbie Foot par Chloé Ruchon, en partenariat avec Bonzini et l’autorisation de Mattel, 2009 (édition limitée).

En plus ça va plaire aux Ados !

En plus ça va plaire aux Ados !

Le chant de la mer

20 avril 2015 § 15 Commentaires

Le chant de la merQu’est-ce que je disais ?

Ah oui ! je fais un métier formidable.

Depuis la semaine dernière, je prépare l’écriture d’un nouveau projet en visionnant des films.

Parmi ceux-ci, une merveille : The song of the sea, de Tomm Moore, à qui nous devons déjà l’excitant Brendan et le secret de Kells.

Comment ai-je pu rater ce film à sa sortie ? Tout simplement en tombant dans une faille spatiotemporelle au cours d’une résidence d’écriture avec congrès de chouettes.

Le chant de la mer 6

La famille Renard ferait bien de se planquer : amateurs de fourrure en vue.

J’ai donc rattrapé mon retard, et suivi les aventures de Saoirse (Maïna dans la version française, on se demande bien pourquoi) et son frère Ben dans une Irlande enchantée.

Le chant de la mer 4

Hey, moi aussi j’ai eu cet âge là quand j’étais petite.

Saoirse est une Selki qui s’ignore.

Le chant de la mer

Rhou, un manteau de fourrure trop polouche…

Quand son frère le découvre et réalise que, privée de sa pelure d’oignon, elle va dépérir entrainant avec elle la fin du petit peuple, il se lance dans une course contre la montre et affronte ses plus grandes peurs.

Le chant de la mer 7

The best cachette au monde ! (C’est une diplômée es cache-cache qui l’affirme.)

Pour les ignares (qui n’ont pas lu comme moi L’île de Nera d’Elizabeth George, hu hu) je précise que les Selki sont des créatures légendaires mi-femmes mi-phoques.

Le chant de la mer 3

On a retrouvé Karl Lagerfeld. Comme tout le monde, il s’est laissé pousser la barbe.

Vêtues de leur poilure blanche (ou noire, ça dépend des goûts), elles se métamorphosent au contact de l’eau.

Le chant de la mer 11

Comme Karl, Saoirse se baigne en manteau de fourrure.

Sur le très joli site du film, on découvre le tragique point de départ de l’histoire… (Mais que fait Brigitte Bardot ? Vous le saurez en accompagnant Ben !)

Le chant de la mer 5

Oui, notre chère BB interprète Granny et la sorcière Macha. Comment ça, c’est pas elle ?

Pour vous faire envie, la bande annonce en anglais (bicoz la française est cucul) :

Sur ce, je vous laisse, je dois réviser Le monde de Nemo. L’Ado n°1 a sauté de joie en entendant ça. Crotte ! Il va encore squatter mon canapé en dévorant tout mon pop corn.

Si c'est comme ça, je retourne à la plage.

Pff… Pas moyen de bosser tranquille pendant les vacances.

Le chant de la mer, de l’enthousiasmant Tomm Moore, 2014.

À partir de 6 ans, l’âge des manteaux de fourrure. (Je blague.)

Pourquoi un enfant de 5 ans n’aurait pas pu faire cela

14 avril 2015 § 9 Commentaires

L’art moderne est-il un jeu d’enfant, mes crevettes ? Eh bien non. Et il est grand temps de l’expliquer aux irréductibles malins encore capable de déclarer au détour d’une toile/sculpture/installation/etc qu’un enfant en aurait fait autant.

Henri Matisse L'escargot

L’escargot, Henri Matisse, 1953.

Susie Hodge prend le taureau par les cornes.

Sans titre (gris), Gerhard Richter, 1968

Sans titre (gris), Gerhard Richter, 1968

À travers 100 œuvres d’art moderne dont le point commun est d’avoir heurté critiques et public par leur apparent manque de sophistication artistique, elle nous introduit dans les subtilités de la création.

Le moi et le ça, Franz West, 2008

Le moi et le ça, Franz West, 2008

Écho d’évènements sociaux ou politiques, investigation émotionnelle, exploration des limites de l’art, chacune est étudiée, replacée dans son contexte historique et artistique.

Mon lit, Tracey Emin, 1998

Mon lit, Tracey Emin, 1998

Notre guide décrit l’approche de l’artiste, fournit anecdotes et informations, propose des exemples d’œuvres similaires. Et met les points sur les i en exposant pourquoi un enfant de 5 ans n’aurait pas pu faire cela.

Maman, Louise Bourgeois, 1999

Maman, Louise Bourgeois, 1999

Allez je vous taquine, je sais que vous savez.

Olympia, Cy Twombly, 1957

Olympia, Cy Twombly, 1957

Mais croyez moi, ce petit manuel peut se révéler fort utile quand votre ado accepte enfin de vous suivre à Beaubourg. Et vous demande de TOUT lui raconter.

Blocs de bois brut, Carl Andre, 1975

Blocs de bois brut, Carl Andre, 1975

Grâce à Suzie, vous avez le swag.

Nouvelles pierres, tons de Newton, Tony Cragg, 1978

Nouvelles pierres, tons de Newton, Tony Cragg, 1978

Comment ça, c’est de la triche ?

L'art moderne expliquéPourquoi un enfant de 5 ans n’aurait pas pu faire cela, Susie Hodge, Marabout 2013

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