L’ado est-il thermolactyl ?
3 avril 2015 § 13 Commentaires
Le professeur Persil, adolescentologue réputé, répond à la question que se pose tout parent d’ado entre novembre et mars :
Professeur Persil : OUI, l’ado est thermolactyl. Voilà pourquoi il gambade en tee-shirt par zéro degré, sans écharpe et sans bonnet – sauf si sa mère a cousu dessus une étiquette American Blablarel achetée au marché noir.
PP : Il ne porte jamais de doudoune, sauf si c’est une Canada Moose. (Mais là faut pas pousser mémé dans les mimosas, tous les parents ont pas un rein en rab non plus.)
Eh wé, gros, le froid c’est mainstream.
Hou, merci professeur, nous voici rassurés.
Les carnets de Lieneke
30 mars 2015 § 11 Commentaires
Mes bouts de zan, quelle lecture vous proposer en avril sinon les carnets de Lieneke ?
L’un d’eux est précisément une lettre de Pâques.
Sans compter les dessins de poussins, lapins et autre gibier de chocolat…
Mais j’oubliais, vous ne savez pas qui est Lieneke.
Et vous vous demandez ce que sont ces carnets ? Examinons la quatrième de couverture :
S’ils sont liés à l’histoire de la Shoah, la réalité tragique qui préside à la rédaction de ces carnets n’y affleure qu’avec délicatesse et toujours de façon codée.
Abondamment illustrés, ils retracent des moments de vie quotidienne : arrivée du printemps, résultats scolaires, couleur d’un ruban, naissance de deux chevreaux, fraises sur le point de mûrir…
Ces carnets d’amour tracent en filigrane le portrait de leur auteur, un homme courageux, plein d’humour et de fantaisie, déterminé à maintenir les liens avec sa fillette et à faire vivre son espoir.
Cet échange de correspondance infiniment risqué transite alors par les réseaux de la Résistance. Selon une règle instaurée par leur auteur, ils sont destinés à être détruits sitôt lus, Lieneke ne profitant de chaque lettre qu’une journée.
À la fin de la guerre, quand son père vient la chercher, tous deux découvrent avec surprise que les carnets, « trop beaux pour être brûlés », ont été enterrés sous le pommier du jardin par le couple qui héberge la fillette.
Aujourd’hui conservés à Yad Layeled, le musée de la Shoah par et pour les enfants, ils ont été édités en fac-similé, réunis dans ce délicat coffret auquel je n’ai pu résister.
Les carnets de Lieneke, Jacob Van Der Hoeden, L’école des Loisirs 2007.
Dès 7 ans.
Un livret pédagogique passionnant pour aller plus loin ici.
Chat cache-cache chez Bonnard
24 mars 2015 § 11 Commentaires
Je ne vous ai pas dit ? J’ai vu l’expo Bonnard. Miaou !
J’ai emmené l’Ado n°1, qui a trouvé ça waow. Sauf qu’il y avait trop de lumière pour ses mirettes. « Comme il fait déjà jour, » a-t-il constaté en clignant des yeux devant les tableaux.
Faut avouer que je l’ai tiré du lit avant l’heure réglementaire du lever à Adoland (13H), tout ça pour le traîner au musée d’Orsay. C’était chaud.
Figurez-vous que Bonnard avait prévu le coup : il a mis des chats partout. Des chats, des chiens, et même un perroquet ! (Il y avait aussi un monsieur en costume qui faisait les gros yeux à chaque fois que je gloussais.)
Nous avons donc brillamment surmonté l’épreuve de la visite avec ado en organisant une partie de chat-cache-cache endiablée. Le monsieur en costume a suivi l’opération d’un air furibond.
Évidemment j’ai vite gagné. Youplaboum. Comment ça, un perroquet ça compte pas pour dix chats ? Je fais ce que je veux, c’est moi qui ai inventé ce jeu je vous ferai dire.
Ça c’est gâté quand j’ai reconnu Fantômette, le chaton de ma copine Anne et que j’ai bondi de visiteur en visiteur pour propager cette fantastique nouvelle ! Lorsque j’ai atterri dans les bras du monsieur, il m’a flanquée à la porte. C’était le directeur de la sécurité.
L’ado a dit à son père qu’il n’irait plus jamais nulle part avec moi. M’en fous, j’ai gagné.
Pierre Bonnard. Peindre l’Arcadie. Foncez, c’est merveilleux.
Où ? Au musée d’Orsay.
Quand ? Jusqu’au 19 juillet 2015
Avec aussi le parcours-jeux organisé pour les enfants : Le paradis, c’est ici.
Pour les ados : Jours heureux. Et en famille : Voir la vie en couleurs.
The lac des cygnes, le return
18 mars 2015 § 15 Commentaires
Comme chacun sait, je suis passée à ça d’une carrière de danseuse étoile et sans me vanter, si j’avais eu le moindre talent, vu le nombre de ballerines que j’ai usées, j’aurais même pu danser super bien.
Aussi n’ai-je pas résisté à vous montrer ce délicieux ballet que l’épisode 3 de la saison 5 de Game Of The Mômes m’a remis en mémoire, mes cornichons.
Pourtant je ne suis pas très cliente du poilage à l’Opéra. Ni ailleurs en fait, surtout lorsque j’entame un paso doble échevelé avec l’Auteur (hey les Ados, c’est moche de se bidonner sous prétexte que mon cavalier se prend la barbe dans les franges de mon châle et qu’il ne sait pas compter.)
Pour en revenir à ce Concert, Jérôme Robbins l’a chorégraphié. La valse étant de mon cher Fred, rien ne manque à mon plaisir :
https://www.youtube.com/watch?v=uV4h1FioIIw
Et chez vous, la danse, ça se passe comment ?
Ciné gourmand, on demande un enfant
16 mars 2015 § 8 Commentaires
Ça m’énerve.
La pâtisserie des Rêves organise des ciné gourmands pour les enfants, mes bichons.
Une fois par mois, projection de film et à la sortie, ateliers gourmand, goûter miam, ballons roses, youplaboum quoi. Tout ça dans le jardin de la Pagode.
Parce que ah oui, la projo en plus c’est à la Pagode.
Sauf que moi j’ai plus d’enfant sous la main. L’ado n°1 a refusé d’enfiler une maxi turbulette. Quant à l’ado n°2, je ne lui ai rien demandé, c’est trop compliqué d’attirer son attention depuis qu’il a un casque audio greffé sur les noneilles.
Bref, on demande un bout de chou !
De préférence un qui ne mange que de la choucroute et du fromage de tête, et qui soit bien partageur en terme de goûter.
Ou sensible à l’hypnose.
C’est où ? Au cinéma la Pagode, 57 rue de Babylone, Paris 7ème.
C’est quand ? Une fois par mois, prochaine édition le 22 mars à 10h30 avec en avant première Clochette et la créature légendaire. Résa ici.
NB : Je ne suis pas peu fière d’avoir enfin utilisé l’expression en terme de que je trouve super poilante. (Pas vous ?)
L’arnaque of the vendredi 13
13 mars 2015 § 27 Commentaires
Je ne me rappelle jamais si le vendredi 13 ça porte bonheur ou non, mes truffons.
J’ai demandé à l’auteur mais il était occupé à rechercher Hunky Dory dans ses 32344 vinyles (c’est l’ado n°2 qui les a comptés) et pas super open à une activité café philo. Je me suis donc tournée vers le chat qui a fait Miaouf course que ça porte bonheur, ma chère.
OK ! Je me suis dit que j’allais tenter ma chance, c’était le jour ou jamais pour battre enfin mon record à la course en réussissant un triple tour des Tuileries sans m’arrêter chez le marchand de glaces.
Il faut dire que j’ai lu Courir pour les nuls. Dedans c’est écrit qu’il faut bien se nourrir pour courir. Et aussi qu’on a le droit de marcher quand on court si on est fatigué. Du coup je ne cours plus beaucoup pendant mes séances.
Sauf que j’ai rencontré ma copine Stéphanie, également en grande tenue de running. (Parait qu’on dit running et plus jogging, le jogging c’est ringard, et comme elle était model et pas mannequin, Stépha elle s’y connait). Stépha était en route pour battre son record perso en effectuant un tour complet des Tuileries en courant, oui EN COURANT (je répète pour son ado, des fois qu’il passerait par là). D’où le terme running.
On a décidé de conjuguer nos efforts.
À mon grand soulagement, je me suis aperçue que Stéphanie runnait à peu près à la vitesse à laquelle je marche. Je me demande comment elle y arrive, enfin le principal c’est qu’on a pu débriefer les news en runnant, même que Stépha a failli battre son record sauf qu’on a dû s’arrêter à cause de ses 3 points de côté (cette fille éblouissante a 3 côtés) pile comme on discutait le coup du mec qui lui pose un lapin total alors qu’il y a pas trois minutes il lui chantait ramona par texto.
Moi je n’ai pas pu gérer mon record. Parce que primo le collège nous a soudain appelées (toutes les deux, l’une après l’autre) en nous ordonnant de venir signer illico une autorisation de sortie pour son ado et mon ado n°2 qui, en l’absence de leurs profs, préféraient réviser le brevet à la pizzeria Vesuvio plutôt qu’au CDI. Interdiction de le faire par téléphone, alors on a promis de rappliquer maxi dans un quart d’heure.
Et deuxiemo quand on a croisé le marchand de glaces et que j’ai réalisé ne pas avoir pris de pognon afin de ne PAS m’arrêter, Stépha m’a fait remarquer qu’elle avait une carte bleue coincée dans le soutif. (À ce propos, dis donc les fabricants c’est quoi ces caleçons de running moulants avec genre zéro poche ?)
Toutefois les glaces en hiver n’étant pas trop son truc, on est allé prendre un petit crème et des croissants, faut pas pousser, on avait quand même déjà parcouru presque 3km2 en comptant les allers et retours pour mater le groupe de pompiers qui faisait des étirements près du grand bassin.
Après on a joué à l’Euro Millions et on a bien rigolé avec un type qui comptait sa monnaie alors que nous on croyait qu’il nous donnait des chiffres.
Puis on a repris des cafés et toussa.
Une heure après notre copine Marie est arrivée, elle a commandé un petit salé.
On a bien papoté. Surtout de nos ados, ils sont trop poilants quand ils ne sont pas là.
On a rebu un coup.
Et quand on est reparti on s’est aperçu qu’on avait complètement zappé les futurs prix Nobel de la pizza peperoni qui poireautaient au collège.
Tout ça pour dire qu’on n’a rien gagné à l’Euro Millions. L’arnaque. Non mais miaou quoi.
Chat chat chat
11 mars 2015 § 25 Commentaires
Ma copine Anne vient d’adopter un chaton tout mimi.
(Ha ha, tout ça parce que ses ados sont devenues des adultes. Autant vous dire que quand ça m’arrivera je me lancerai plutôt dans ce fameux cambriolage de la banque de France que je n’ai jamais le temps de planifier).
Adopter un chat ? WTF sapristi ! Comme chacun sait, les chats complotent pour devenir les maîtres du monde. L’heure serait plutôt à la résistance.
Il paraît que les chatons sont mimi exprès pour nous embobiner, histoire qu’on les adopte. Après, bonjour les dégâts. Moi aussi je me suis fait avoir. (Tulipe tu me dois 2 canapés, 18 coussins, mon chemisier Lanvin, le saucisson à l’ail, le drageoir George Sand, et toute une soirée à dépoiler le manteau de Claudine Biron sur lequel tu as roupillé alors qu’elle est allergique aux chats.)
Pareil pour les bébés. Si on pensait à eux en tant qu’ados (pointure 45), on les refilerait dès la naissance à belle-maman contre un de ses pashminas. Pour être honnête, je suis pas sûre que ma belle-mère aurait marché dans la combine. C’est une femme avisée, d’ailleurs elle n’est jamais venue me voir à la maternité.
Mes ados m’ont dit que les chats sont des extra-terrestres.
C’est super grave.
Elle est mal barrée ma copine Anne. En plus je parie que quand elle aura vu ce truc, elle voudra aussi adopter un panda tout mimi :
PS : ho les châtaignes, interdiction de regarder la vidéo plus d’une fois, vous passez déjà trop de temps sur internet.
Un livre bourré de chatons trop mimi : Une fête chez Caroline, images de Pierre Probst (mais qui a écrit les textes ?), Grands Albums Hachette, 1953. Réédition du 60e anniversaire 2013.
À partir de 3 ans.
La voici la gredine, elle s’appelle Fantômette :
Attention ! Adopter un chaton comporte des risques : dépendance, gâtisme, difficultés pour tricoter. N’hésitez pas à consulter un spécialiste.
Virginia le loup
9 mars 2015 § 10 Commentaires
Virginia sombre dans une humeur noire, noire, noire et poilue, avec de grandes dents.
Virginia va si mal qu’elle se transforme en loup.
Un loup avec un gros chagrin. Malheureux, râleur, tyrannique.
Sa sœur Vanessa voudrait tant l’aider.
Mais comment l’emmener au pays des fleurs aux fruits dont rêve Virginia, s’il n’existe pas ?
Armée d’amour et de sa boîte à bricolage, Vanessa fabrique cet endroit parfait où Virginia pourra faire entrer ses histoires…

« Je suis les saisons, je le crois parfois, janvier, mai, novembre ; la boue, la brume, l’aurore. » (Les vagues)
J’ai fait entrer l’extérieur à l’intérieur. J’ai peint des pétales flottants qui avaient des airs de confettis. Ma sœur s’est assise dans son lit et m’a aidée.

« Il y a des arbres que j’aime ; le cerisier avec ses boules transparentes de gomme sur l’écorce… » (Les vagues)
C’est ainsi qu’imaginant Bloomsberry le pays des fleurs aux fruits, Vanessa sauve sa petite sœur Virginia d’une crise de mélancolie sauvage et dévastatrice.
Une histoire poétique, douce et puissante de Kyo Maclear, portée par les extraordinaires dessins d’Isabelle Arsenault – que je vénère comme chacun sait.
Virginia Wolf, Kyo Maclear (texte) & Isabelle Arsenault, Éditions de la Pastèque 2012
Y’a pas d’âge (pour se consoler d’un gros chagrin) !
Et aussi : Les Vagues, Virginia Woolf, traduit par Michel CUSIN, Gallimard, collection Folio Classique, 2012
Délicieuse présentation de l’album, en anglais :
La bizarre affaire de l’alarme incendie
6 mars 2015 § 10 Commentaires
L’autre nuit l’ado n°2 a perdu 12 ans. Incroyable, mes saucisses !
J’aurais pu me poser des questions, mais non. C’était trop agréable de le retrouver avec ses boucles blondes, ses grands yeux de biche et son cheveu sur la langue.
D’autant qu’il avait ses joues en pâte d’amande. Et que j’avais de nouveau le droit de les embrasser.
De câlin en zoubi, j’étais en train de lui grignoter les fossettes quand le téléphone a sonné. Sans doute la pâtisserie, ai-je supposé, pour me prévenir que l’ado n°1 était prêt lui aussi. Mais ayant courageusement bondi du lit et décroché, l’Auteur m’informa qu’une voix électronique nous proposait un rendez vous avec un technicien spécialisé en alarmes incendie.
À cinq heures du matin ?
Bon sang, dans quel monde vit-on, je vous le demande !
Contrairement au malicieux rejeton de nuage 1962, ce coup de fil inopiné m’a tiré de mon rêve avant que j’aie le temps d’y glisser un marque page. Fossettes sauvées par le gong.
Au petit déjeuner j’avais cher le seum.
Puis je me suis rappelé que, de toute façon, j’ai toujours détesté la pâte d’amande.
Mot de passe : coin coin
2 mars 2015 § 15 Commentaires
Bonjour les poussins ! Je ne sais pas ce que vous avez fait pour les vacances, nous on est allé dans le Gers cuisiner des canards et croyez moi c’est pas de la tarte.
Déjà le canard il faut l’attraper. Et pour l’attraper il faut se lever hyper tôt, aller au marché au gras, reconnaître à son accent le vendeur moustachu chez qui on a réservé la came, se rappeler le mot de passe – pousse ton canard et mouds le coincoin – et avoir assez de biscotos pour porter les bêtes jusqu’à la chambre des tortures. (Ou s’être muni d’ados, mais les ados lève-tôt ça court pas la campagne, moi j’en ai trouvé qu’un.)
Après, la folie douce.
Vas-y que je jongle avec les plumes, les couteaux, les hachoirs, les croupions, les magrets, les manchons, les carcasses, les pouics et les couics, les tuyaux qu’il ne faut pas percer, les cous remplis de maïs, les gésiers plein de gravier (bien gratter), et vas-y que je fais fondre la graisse, cuis dans la graisse, touille la graisse, filtre la graisse, baigne dans la graisse, sniffe la graisse, et que je compte les bocaux, les bocaux, les bocaux, d’ailleurs je n’ai toujours pas pigé où on voit la contenance du bocal, ni pourquoi avec 4 canards on récupère 5 gésiers, soi-disant que j’en ai coupé un en deux, moi je dis que mon canard était comme Louis XIV : il est né avec plusieurs estomacs.
J’avais peur de devenir végétarienne, mais non.
Sauf que depuis je ne dors plus trop bien. Dès que je ferme les yeux, les fantômes des canards viennent me becqueter les pieds.
Celui avec deux estomac a prédit que je me réincarnerai en foie gras.
Merci bien.
Si c’est comme ça, l’an prochain j’irai en Bretagne faire sauter des crêpes.
NB : Les Aventures de Saturnin, série créée par Jean Tourane, diffusée entre 1965 et 1970 par l’ORTF, et adaptée en albums, en disques…




















































