Le livre mystère super effrayant
28 octobre 2014 § 4 Commentaires
J’aime bien les livres que je ne sais pas lire.
La faute à l’ado n°1, qui pêchait autrefois n’importe quoi dans les rayons étrangers de la bibliothèque municipale et imaginait l’histoire d’après les dessins. Ensuite il a appris l’alphabet et est devenu plus sélectif. Puis il a carrément cessé de lire, mais passons.
De mon côté j’étendais mon rayon d’action aux librairies étrangères de Paris et de partout ailleurs. (Avis aux amis voyageurs !)
J’ai donc fini par croiser ce bouquin.
Sa couverture est fantastique ! Et quel titre génial : O duchu, który się bał. En revanche j’ignore ce que ça signifie. Cet album est un vrai mystère. Déjà il m’a fallu trois ans pour deviner dans quelle langue il était publié.
J’adore ses illustrations et, pour autant que j’ai pu me la raconter, son histoire aussi.
La nuit est tombée. Les chauves-souris s’éparpillent au clair de lune. Dans la vieille maison au cœur de la forêt, Kruszynka et sa maman vont se coucher.
Mais… Un fantôme boude sous le lit, il y a deux vampires dans le grenier, un squelette dans le placard et un monstre à la cave, sans oublier la souris.
(Mamma mia, une souris !)
Jetez un chat dans l’aventure, ça fera du pataquès…
Car tout le monde a peur de quelque chose, même les monstres pardi !
Délicieusement effrayant…
O duchu, który się bał, Sanna Töringe (texte) & Kristina Digman (illustrations), Zakamarki, 2010.
À partir de 5 ans pour les iconophones. Et aussi en suédois, même si en polonais, ça le fait.
Sasek, Poly, Venezia et moi
22 octobre 2014 § 6 Commentaires
L’Auteur a décidé qu’il est temps de présenter Tintoretto et la Scuola Grande di San Rocco aux ados.
Du coup notre périple à Venise s’effectuera cette année avec supplément de bagages : 110 kilos de grumeaux. Allez les ados, on se donne bien la main avant de tomber dans le canal en consultant ses sms !
J’ai applaudi. Les ados ont fait : gbrrtlllbbm.
Je sens qu’on va bien rigoler : l’ado n° 2 croit que le canal Saint-Martin traverse la Sérénissime.
Quant à l’ado n°1, concernant Venise il n’a pas d’opinion, mais depuis qu’il a vu 72 fois la trilogie du Parrain il situe Le Vatican dans la Cordillère des Andes.
Sont-ils pas au beurre, ces p’tits cœurs ?
15 jours avant le départ, l’Auteur nous a convoqués à une réunion de préparation avec fiches de lectures obligatoires. C’est encore moi qui me suis tapé tous les exposés – va falloir que je perde cette habitude, en fait.
Au menu : Poly à Venise.
Non, je blague. Faut pas pousser in the canale.
Au menu : Venise de Sasek.
Puis le fantastique Venise de M. Sasek.
Et enfin Venise de Miroslav Sasek. (Le meilleur livre sur Venise ever !)
Comme je brandissais derechef mon Sasek, l’Auteur a contre-attaqué avec une lecture de La mort à Venise en VO (Der Tod in Venedig). Alors j’ai mis Everyone says I love you dans le lecteur DVD et il a arrêté de postillonner.
Après le film, les ados ont fourré sans moufter un jogging dans leur sac.
Venise, Miroslav Sasek, Casterman 2009 – à tout âge !
Everyone says I love you, Woddy Allen, 1996
À l’heure où vous lisez ces mots, mes pétoncles, l’Auteur s’ébaubit devant ses Tintoret tandis que les ados courent au bord du canal pas-Saint-Martin dans l’espoir de croiser Julia.
Et moi j’essaie de piquer le tricot d’Angelo tout droit sorti du livre de Sasek :
Sam et Tom, l’incroyable aventure
17 octobre 2014 § 4 Commentaires
Sam et Tom creusent un trou, bien décider à mettre au jour une merveille. Ça donne cet album parfait, simple et cocasse, aux jolies péripéties et à la chute spectaculaire.
Ils tournent évidemment autour, se séparent, se retrouvent, finissent dans une impasse.
Heureusement qu’un spécialiste en terrassement les accompagne et qu’il a un peu plus de nez ! Pas les mêmes ambitions toutefois.
Le texte est économe, le suspens d’enfer, les dessins adorables – ah les couleurs délicates de Jon Klassen.
Les plus observateurs liront cette histoire surréelle jusqu’au trognon de pomme… Je n’en dis pas plus.
Quant à ce trésor, je n’ai pas eu besoin de creuser bien loin pour le dénicher… en VO chez Galignani.
Mais cette fois, j’ai vérifié avant de vous en parler. Et ils sont trop fort chez Milan (wha, ok je fayotte un peu), ils ont déjà traduit la pépite.
Un vrai mode d’emploi pour l’aventure !
Sam et Tom, l’incroyable aventure, Mac Barnett (texte) & Jon Klassen (illustrations), Milan, 2014
À partir de 4 ans.
Et en bonus, les deux auteurs creusent leur trou eux aussi :
Le lunda, c’est Gloubi-Boulga
13 octobre 2014 § 3 Commentaires
Si j’ai autrefois appâté l’Auteur en lui préparant de bons petits plats, j’avoue avoir totalement déserté la cuisine depuis que je lui ai mis le grappin dessus. Maintenant c’est lui le maestro des fourneaux.
L’autre soir il n’était pas là. Les ados ont paniqué à l’idée de mourir de faim.
Pff… Pas croyable !
J’aurais pu les envoyer se faire cuire un œuf sur leur pizza congelée ou, à l’instar de tonton Jérôme, se frire des nouilles crues dans de la margarine fondue. Au lieu de quoi, j’ai renfilé mon tablier.
Et j’ai dégainé mon arme secrète : le Gloubi-Boulga.
Chers ados, le Gloubi-Boulga est une spécialité régionale de l’île aux enfants.
Donc il nous faut :
– 125 gr de chocolat noir
– 3 bananes bien mûres
– 125 gr de confiture de fraise (le chat ayant terminé la notre, je me suis rabattue sur de la confiture d’orange fluorescente)
– 1 pot de moutarde extra forte
– 3 saucisses de Toulouse crues
Écrasez les bananes dans un saladier, râpez dessus le chocolat noir, ajoutez la confiture de fraise et touillez. Balancez la moutarde. Puis (hé ho, vous me suivez ? parce que là ça se corse…) faites tiédir à fond les saucisses de Toulouse sans les cuire je répète sans les cuire, coupez-les en rondelles, ajoutez à la préparation et mélangez le temps de chanter toute la chanson de l’île aux enfants.
Ajoutez selon votre humeur des anchois et de la crème Chantilly. Et enjoy…
Finalement les ados se sont rabattus sur le menu pizza congelée nouilles crues. Chic chic chic, je me suis goinfré tout le Gloubi-Boulga.
La prochaine fois : Lemba, Chocogrenouille et Dubichu !

Ah oui c’est fin, c’est très fin, ça se mange sans faim… (La recette de CookingMumu ici)
Rock anglais vs littérature française
10 octobre 2014 § 2 Commentaires
Hier soir, l’Auteur m’a dit : « Chaque jour je réévalue l’œuvre des Kinks. »
Super.
Bah moi pendant ce temps-là je relis les aventures du Petit Lion.
Omnia aliena sunt, tempus tantum nostrum est, comme disait Sénèque à son cher Lustucru.
Ou Jean-Paul Sartre aux deux Magots.
Ou bien Titus au Grand Yaka.
Le petit lion premier ministre, Georges Chaulet, Bibliothèque rose 1968 à chiner chez les grands-parents évidemment.
La vie de Kuma Kuma
29 septembre 2014 § 4 Commentaires
Dans ma bibliothèque des jours chonchons, s’il n’y en avait qu’un ce serait lui.
Que dire de Kuma Kuma ?
Kuma Kuma vit sur la montagne, c’est l’ami de Kazue Takahashi. Et dans ce portrait qu’elle trace de lui, il semble aussi vaporeux qu’un nuage et doux comme un doudou.
Depuis la semaine dernière une chanson de Rezvani me trotte dans la tête :
Je rêve toujours d’me tirer, d’me barrer, d’me tailler, de foutre le camp…
Et ce matin en piochant au hasard des bouquins, j’extirpe Kuma Kuma de son p’tit coin perdu. Vous croyez aux signes, les choux-fleurs ?
Tiens, salut monsieur l’ourson ! On ne s’est pas croisé depuis un bout. Comment ça va chez vous ?
Toujours aussi bien apparemment.
Programme de la journée : dégustation de salade, un peu de ménage (au milieu de la pièce seulement), couper ses ongles et les observer, sieste, regarder les nuages, écouter la pluie, mettre la radio et danser…
Beaucoup d’humour, de la poésie.
Un brin de mélancolie ?
Pourtant je crois que Kuma Kuma est heureux avec sa vie de cocagne, là haut sur la montagne. Dans son p’tit coin perdu…
Pas vous ?
La vie de Kuma Kuma, Kazue Takahashi, Autrement jeunesse, 2005
C’est bientôt Noël
25 septembre 2014 § 3 Commentaires
Mille confettis, plus que trois mois avant le jour N !
J’ai décidé de prendre les choses en main et d’écrire ma liste au père Noël.
Depuis que j’ai soigné mon hypovalisagyre avec cette méthode, j’en suis très fan. D’ailleurs l’Auteur procède ainsi pour se faire offrir chaque année le cadeau de ses rêves. Sauf que lui c’est toujours la même chose (un bon d’achat Fnac).
Voici ce que j’ai repéré… Exceptionnellement, no in-quarto, zéro in-folio, mais ce n’est qu’un début. J’espère juste que papa Noël mettra le turbo côté Monopoly : va falloir faire sauter la banque en ma faveur…
Primo cher père Noël, pourquoi pas cette robe chatouillette ?
Deuxio, dans le même esprit, une autre bien kiki avec ses choulis souris :

Tout le monde sait ici que je raffole des souris !
Troisiémo (comme Peau d’âne, il m’en faut trois), pour les dimanches celle-ci :
Bigre, ce croquet m’a épuisée ! P’tit roupillon sur ce fauteuil ébouriffant, que je mettrai dans le boudoir avec mon Picasso.
Déjà ? C’est l’heure de la dînette !
Ho mais voilà une copine ébouriffée…
Heureusement il reste du thé et une tasse pile poil à sa taille :
Je ne résiste pas à lui faire une petite farce. Hop, j’enfile mon déguisement de renard :
On a bien ri, maintenant je la raccompagne chez elle. Comme ça caille un peu, je sors mon super manteau !
(Qui existe aussi version lapin pour les rendez-vous avec Célia Teasdales.)
Saperlipopette ! Vivement Noël, non ?
Ah ! quelle aventure !
21 septembre 2014 § Poster un commentaire
Pétard ! Je crois que mes pieds rapetissent.
Il faudrait peut-être que j’arrête de lire des livres pour enfants.
Le reste, je ne sais pas.
J’ai ressorti mon mètre de couturière pour mesurer la longueur de mes bras. J’ai fait deux traits au feutre rose sur le mur, un pour le début, un pour la fin.
Comme ça je pourrai vérifier dans quelques temps si les bras diminuent aussi.
Je comptais faire pareil pour mes jambes, mon cou, ma tête, mes oreilles, avec d’autres couleurs histoire de ne pas me mélanger… Mais l’Auteur a dit : ça va pas la tête ?
Il a déclaré que, si je suis en train de me transformer en Leprechaun, on le saura toujours bien assez tôt.
Maintenant je me demande si j’ai la barbe qui pousse.
La maison de toutou, Ah ! quelle aventure, d’après l’émission de télévision de Georges Croses, illustrations Monique Gorde, chiné sur un vide grenier.
Émile est invisible
11 septembre 2014 § 3 Commentaires
C’est décidé, Émile est invisible. C’est comme ça, et pas autrement. À midi, plus personne ne pourra le voir.
Cet Émile, c’est vraiment un chouchou. Il est complètement fou. Mais cette folie est mûrement réfléchie. Car s’il est invisible, c’est pour une bonne raison, une raison qui commence par un « e » et ressemble à des endives.
Comment ça je l’ai dit ?
Bon, ok, c’est bien ça : maman cuisine ce bidule dégouniak :
Bizarre comme le gratin d’endive ne devient ragoutant qu’à l’âge adulte.
Le truc, c’est que maman semble voir Émile quand même…
(Émile, c’est une maman qui te parle : au cas où tu ne le saurais pas, nous aussi on a des super pouvoirs, ha ha !)
La cervelle d’Émile turbine à fond. Cherchant ce qui l’a fait repérer, il tente par tous les moyens d’être mieux invisible. J’ai bien dit : tous les moyens.
Jusqu’au moment où sa Julie chérie lui fait une petite visite… Et là, holàlà, le bol d’être invisible !
Bidonnant ! Merci Vincent Cuvellier, merci Ronan Badel.
Émile est invisible, Vincent Cuvellier (texte) & Ronan Badel (illus), Gallimard jeunesse, 2012.
À partir de 4 ans.












































