Let’s draw happy people
3 septembre 2014 § 2 Commentaires
Tout est dans le titre, enfin pas le titre français parce que chez nous l’éditeur a eu la curieuse idée de supprimer le bonheur d’un gros coup de gomme.
On a vraiment un problème avec le bonheur par ici.
Mais passons.
Let’s draw happy people est devenu : Les personnages.
Et Let’s draw cute animals : Les animaux.
Ho les animaux ! C’est pas un peu fini d’être mignons ?
Il n’y a que Les plantes et les petites bêtes pour être restées fidèles à l’idée de départ (Let’s draw plants and small creatures). Merci les plantes, merci les petites bêtes.
À part ça, pareil. À l’intérieur, la chic Sachiko nous apprend toujours qu’il vaut mieux dessiner en chantant. À chaque dessin sa chanson, elle fournit même parfois les paroles. À nous d’inventer la musique. C’est joli, charmant, marrant… Et ça marche.
Enfin je vous confirmerai ça quand j’aurai de nouveau le droit de m’entrainer. Parce que là, la Police du Un-Peu-De-Silence-À-La-Fin m’a priée d’arrêter de gribouiller.
Ça m’énerve parce que je commençais vraiment à progresser en comédie musicale.
L’atelier de dessin Marabout, T1 Les personnages, T2 Les animaux, T3 Les plantes et les petites bêtes, Sachiko Umoto, Marabout 2011
À partir de 7 ans. Et aussi pour les grands qui ne perdent jamais une occasion de chanter à tue-tête en cherchant la petite bête.
And for happy people & cute animals :
Mein kleiner Wald, le Buch 100% Natur
28 août 2014 § Poster un commentaire
Sans blague quand j’ai découvert le Tiergarten à Berlin, j’ai flippé.
Les Allemands, ils sont foufous, ils ont carrément mis une forêt dans la ville.
Mon hôtel était tout près. Je me suis dit que si je me perdais là dedans (im Wald), fallait que je puisse me débrouiller.
J’ai acheté ce guide tout à fait adapté à mon cas : ça explique la vie en forêt, le vocabulaire est accessible et si on ne comprend pas bien, y’a des dessins.
En plus il est 100 % fabriqué avec du Recyclingpapier, c’est écrit dessus.
Après j’ai passé mon séjour à chercher le grosse Baüme et le kleine Baüme… (Fastoche, ils sont foufous ces Allemands, ils mettent des arbres partout, même sur les toits et même dans les musées !)
Les Beeren, j’en ai trouvé dans la confiture le jour du brunch, mais de justesse parce qu’une ligne de métro avait complètement disparu et on a du prendre un taxi pour récupérer notre table reserviert à 13h30, c’était chaud.
Les Kiefernzapfen, j’ai cru les avoir avec ces pins badigeonnés de peinture au Hamburger Bahnhoff (nein, keine restaurant de hamburger, das ist ein musée, les Allemands mettent aussi des musées partout). Mais l’artiste les avait épluchés avant de les poser là, kleine polissonne.
La Fledermaus rodait près du salon de piercing qui faisait sa happy hour la nuit où on cherchait le restaurant avec les gros hamburgers (ceux qu’on mange, nicht das Museum).
Je me suis bien amusée. Merci Katrin ! Mais hou là là, das war müde. À mon retour j’étais crevée. Gute Nacht !
Mein kleiner Wald, Katrin Wiehle, Beltz & Gelberg, 2013
Hé oui, ce livre génial a été traduit en français…
À partir de 3 ans
NB : À Berlin, Zuckerfee (La fée Dragée) pour un brunch avec des Beeren et Zza-Zza Burger pour le hamburger qui se mange.
Emile et les détectives
23 août 2014 § 2 Commentaires
L’aventure commence dans un train, un train à l’ancienne, avec des compartiments.
Et dedans des gens qui font bouger leurs orteils, ronchonnent, tricotent, mangent des sandwiches à la saucisse, racontent des bêtises puis se disputent.
Et ce petit garçon. Émile, qui prend le train tout seul.
Ce train va à Berlin. Il va sûrement s’y passer des choses étranges dès les premiers chapitres. Il faut dire que ce genre d’endroit est déjà en soi une bizarrerie.
Erich Kästner parle du train, évidemment, pas de Berlin. Mais le Berlin qui attend Émile est un peu fou (comme tous les endroits bourrés de grandes personnes). Et c’est le personnage central de l’histoire.
Émile est censé y retrouver sa grand-mère et sa délicieuse cousine Pony-Bibi. Hélas, victime d’un vol inique dans son wagon (un type en chapeau melon profite de sa sieste pour lui piquer son pognon), il prend en chasse son bandit.
Vl’a qu’il descend du train plus tôt que prévu.
Il se retrouve seul sans un pfennig dans cette ville qu’il ne connait pas. Impossible de faire appel à la police… La semaine précédente, il s’est illustré dans son bled en barbouillant de rouge le nez de la statue du Grand-Duc Charles – depuis cet exploit, il évite les forces de l’ordre de peur d’être jeté en prison.
(Ça me rappelle le jour où le futur ado n°1 a fait sonner l’alarme du cheval empaillé de Napoléon. Il s’est enfui au triple galop et caché derrière une cheminée. Il a fallu déployer un bataillon de chasseurs alpins pour le retrouver.)
Ouf, Émile est un enfant déterminé, énergique, débrouillard qui croise la route de gamins déterminés, énergiques et débrouillards.
Toute la bande entame avec lui une course poursuite à travers Berlin pour l’aider à confondre l’odieux escroc au chapeau melon.
Évidemment Pony-Bibi se joint aux garçons, avec sa gouaille et sa bicyclette chromé. Ce suspens est également une comédie irrésistible…
Erich Kästner a écrit ce livre en 1928. Je ne sais pas sûre que le Berlin d’aujourd’hui ressemble encore à celui des années 20. Quoi qu’il en soit j’y vais de ce pas et tout ce que j’emporte, c’est l’aventure d’Émile. Et ma détermination à y déguster son plat favori : macaronis au jambon avec du parmesan râpé.
Youpi ! lança Pony, partie en direction de sa chambre toujours à cheval sur sa chaise.
Émile et les détectives, Erich Kästner, livre de poche jeunesse, 2007
À partir de 8 ans.
NB : les photos sont extraites du film Emil und die Detektive de Gerghard Lamprecht (1931).
Dracula, le théâtre de papier d’Edward Gorey
18 août 2014 § 2 Commentaires
Autre trésor perdu dans mes gratte-ciels littéraires, surgi du néant à l’occasion du rangement.
Prise d’une passion frénétique pour Edward Gorey, j’avais commandé ce petit théâtre sous prétexte de l’offrir à l’ado n°1.
L’ado n°1 n’est pas gothique. Mais il adore dessiner et bricoler des bidules avec des bouts de carton. Étant par ailleurs cinéphile, il connaît son Nosferatu sur le bout des canines.
Le lien avec cet OPNI me semblait donc justifié.
En voiture Simone, Add to Shopping Card.
Quand le théâtre est arrivé, il était si beau et la chambre de l’ado n° si boumdelifique (et je pèse mon mot) que ça m’a retourné la rate comme un gant en peau de tajacu. Sous le choc j’ai changé d’avis.
J’ai gardé l’OPNI. Pour moi. Il est devenu l’indispensable élément de charpente d’un de mes plus beaux gratte-ciels en livres, comme qui dirait sa clé de voute (bicoz le style gothique, ha ha).
Mouais. Je sais pas si chez vous c’est pareil, mais chez nous il y a de micro séismes dans les pièces à ado. Du coup tout se retrouve au sol.
Ou c’est leurs meubles qui sont malades et vomissent par terre.
Bizarre bizarre.
D’ailleurs l’ado n°1 fait ses devoirs en rampant entre sa tablette et son iPod, terrassé par l’épidémie. L’ado n°2 n’a encore rien apparemment, mais comme il ne fait jamais ses devoirs je ne suis pas totalement sûre. OK en ce moment c’est vacances. (Pas pour tout le monde.)
Où en étais-je ?
Ah oui ! Dans le théâtre d’Edward Gorey, il n’y a rien qui traîne part terre, à part un cercueil, c’est reposant. Un monde sans vomi de meubles. On ne s’en lasse pas.
Allez, retourne jouer dans ta crypte avec tes marionnettes en papier, l’Ébouriffée.
Liberté de ramper pour les ados !
Edward Gorey’s Dracula, A Toy Theatre, Pomegranate Communications, 2008. D’après les dessins originaux d’Edward Gorey.*
À partir de 5 ans, dès qu’ils ont vu Nosferatu. Ou lu Dracula !
*Edward Gorey a dessiné les décors et costumes du Dracula mis en scène à Broadway en 1977. La pièce connut un extraordinaire succès (990 représentations et des poussières). Le livre de Bram Stoker fut de nouveau publié à cette occasion, illustré par le Maestro.
Swan Lake
12 août 2014 § Poster un commentaire
Le lac des cygnes, encore ? L’Ébouriffée ne souffrirait-elle pas de lacdescygnomanie depuis son inscription aux Cours de l’Abeille (danse classique et solfège) ?
Hé bien non ! J’ai réaménagé ma chambre et exploré à cette occasion les trésors de ma bibliothèque enfouis sous d’autres trésors enfouis sous d’autres trésors enfouis sous…
(En vrai je souffre de bibliomaquettophilie, un syndrome qui me pousse à construire des gratte-ciels en entassant des livres).
Bref, Ping Zhu et ses danseurs ont bondi sur moi dans un grand jeté de gouache sur papier cartonné version leporello, suivi de tout l’Opéra.
Comme son nom l’indique, ha ha, le leporello est un livre accordéon, mes sucres en poudre.

Because un certain Leporello, qui chantait « Madamina, il catalogo è questo » en s’accompagnant à l’accordéon
Recto, représentation du ballet sur la scène encadrée des spectateurs – avec présences farfelues – jusqu’au grand hall de l’Opéra et son guichet d’information…
Verso, les coulisses. Les danseurs se maquillent, s’échauffent, l’habilleuse agrafe un tutu, l’enchanteur Rothbart drague un cygne, la régie s’excite, l’équipe déco s’affaire, la tension monte.
Moi qui fus danseuse étoile dans une vie antérieure (ou tout comme, vu que j’ai été flocon, marguerite, disque vinyle, chat, marin, macaron et fée dans les spectacles de fin d’année des Cours de l’Abeille), vous pouvez me croire sur parole : Ping Zhu observe joliment la fièvre d’un soir de gala !
Humour, élan, trac et minutie, magie à l’appui. Tout y est, chouette !
Et pour ceux qui n’ont pas compris :
Le lac des cygnes, Ping Zhu, Nobrow Press, 2012
Y’a pas d’âge pourvu qu’on aime l’accordéon.
Fanfare
8 août 2014 § Poster un commentaire
Un merveilleux album pour l’été, par des auteures ébouriffantes, et qui me rappelle la fête au village quand j’étais petite…
La fanfare débarque et bouscule les habitudes. Je n’en dirai pas plus : lisez !
Chez nous quand ils arrivaient, c’était l’évènement.
Ça ne durait pas longtemps, fallait pas les louper. Avec Marraine et ma grand-mère, on faisait des kilomètres à pied pour y aller, vu qu’on était dans un coin pire paumé que le village. Le soir, feu d’artifice. Si on avait réservé le taxi on rentrait avec. À moins que le postier (le gars le plus rougeaud ever) ne sorte son tacot pour nous raccompagner.
Le reste du temps il ne se passait rien. Les journées se ressemblaient, à ceci près que parfois il pleuvait. Ou qu’il faisait si chaud que le goudron fondait sur la route.
OK il y avait aussi le jour maudit où ma grand-mère cuisinait de la langue de veau vinaigrette et où je ne mangeai PAS !
Tout était petit et merveilleux… Noisettes, buissons couverts de mûres, congrès d’escargots, baignade dans la rivière, attaque de libellules, araignées, Malabars, retour des hirondelles. Chaque année pareil.
Merci Fanfare pour tous ces souvenirs.
Pétard, je la regrette cette langue de veau !
Fanfare, Anne Cortey (texte) & Julia Wauters (ill), Sarbacane, 2014.
Dès 5 ans et pour tout le monde.
Nine en juillet
31 juillet 2014 § 2 Commentaires
Dans la maison de vacances il y a tant d’albums collectionnés au fil du temps (depuis bien avant moi) que je ne sais lequel piocher, mes tourterelles.
Pourquoi pas celui-ci, déniché l’an dernier dans une grande surface.
Yes ça fait un choc. Mais la dernière librairie du coin ayant baissé le rideau, je rode désormais comme une âme en peine dans le rayon bouquin des SuperTruc.
Nine en juillet, c’est des enfants, un chien, une cabane perchée, une galette, la nuit, des fantômes et des cerises… Tout pour me plaire.
(Dis donc André Jenny tu nous dois toujours une cabane !)
Depuis mon bac option cerise et ma rencontre au sommet avec un fantôme, j’adore les histoires farcies aux cerises et aux spectres.
Du mystère, du suspens, Estelle Billon-Spagnol et Annette Marnat flirtent avec Patricia Highsmith…
Alors attention ça fait un peu peur !
Nine en juillet, Estelle Billon-Spagnol (texte) & Annette Marnat (illus), Éditions Chocolat ! 2013
Pour les courageux à partir de 4 ans. Et pour tous ceux qui aiment les cabanes.
Diabolo menthe
21 juillet 2014 § 4 Commentaires
Il y a ce film qui parle de l’adolescence.
Quand je l’ai vu, j’avais pile l’âge de son héroïne, Anne.
Je m’étais totalement identifiée à elle.
J’avais un frère aussi prévenant que sa sœur. Moi aussi j’étais la plus petite. Tout le monde le trouvait formidable. Il prétendait que je n’existait pas. Interdiction de rentrer dans sa chambre, d’emprunter ses disques, de toucher à sa guitare, de parler à ses copains…
J’étais en quatrième, je me sentais insouciante, désespérée, heureuse, malheureuse.
Et surtout complètement incomprise (par ma famille).
J’allais dans une école de filles. On portait des blouses avec notre nom brodé dessus.
Les profs étaient tarées à part celle d’anglais.
J’étais pas fan quand mes parents voulaient les rencontrer.
Je ressemblais à une sauterelle, zéro nichon à l’horizon.
Mes copines étaient marrantes et rebelles. Heureusement qu’elles étaient là !
J’ai fait tapisserie à ma première boum. Mais ouf pas jusqu’au bout.
Je me suis acheté des clopes, je me suis disputée, réconciliée. Moi aussi j’ai piqué du parfum et je ne sais pas ce qui m’avait prise. J’ai joué dans une pièce de théâtre, fait des émaux, du skate, adopté un chien, détesté le latin, séché la gym, coupé les cheveux d’Anne-Laure P. qui voulait une frange et qui a eu un escalier, il s’est passé plein de trucs pendant toute l’année. Et en juillet je me suis retrouvée en vacances en famille.
À la fin du film, j’étais trop émue. J’ai demandé à mes ados si ça leur avait plu. Ils ont levé les yeux de leurs Ipod et ils ont dit : – Ouais cool.
Puis l’ado n° 2 a dit à son frère : – Tu sais que si tu mets un glaçon dans ton Coca et que tu aspires dessus avec une paille, ça fait un trou dans le glaçon ?
L’autre a dit : – Non ?!
Ils m’ont plantée à là pour tenter l’expérience. Je me suis retrouvée seule avec mon Diabolo Menthe.
Et j’ai compris que ça ne changerait jamais.
Diabolo menthe, un film de Diane Kurys, 1977.
Bienvenue rue de l’Articho
15 juillet 2014 § Poster un commentaire
Patatras, c’est les vacances ! Je suis bien contente.
Dommage que j’aie subi cette ablation de la glande de la valise quand j’étais petite. Cette opération expérimentale qui fut un succès me rend tout chiffon quand vient le moment crucial des préparatifs de départ : que faut-il emporter ?
J’hésite des heures. Mon cerveau se met à fondre. Une fois on a dû appeler les pompiers mais en fait c’était pas ça, mon cerveau allait très bien. Pour finir je jette n’importe quoi dans ma valise. Et à l’arrivée je m’aperçois que je n’ai rien à me mettre.
« Commence donc par faire une liste ! » m’a conseillé l’Auteur l’an dernier. Bonne idée ! J’ai passé deux heures à pondre une liste, puis à remplir ma valise avec ce que j’avais noté. Une fois sur place, l’Auteur a confirmé que je n’avais toujours rien à me mettre : c’était une liste de vêtement qu’il fallait préparer, pas celle de mes films préférés.
Zut ! J’ai passé les vacances drapée dans des rideaux.
En revanche, on a revu plein de DVD.
Cette année, pour ne pas me louper avec le coup de la liste, je ne voulais pas l’écrire moi-même. Heureusement j’en ai trouvé une toute prête dans l’album La rue de l’Articho.
Pour ceux qui ne l’ont pas lu, j’explique le principe : c’est un album jeu, chaque double page est consacrée à une boutique de cette fameuse rue.
On prend la liste qui est dans le livre et on part faire ses courses. C’est très rigolo de chercher ce dont on a besoin dans les vitrines des commerçants.
J’ai tout trouvé ! (Sauf les santiags mais c’est pas grave, j’ai déjà les chaussettes.)
Je remercie monsieur Poireau, député maire de Vinaigrette-sur-Loire, où se trouve la rue de l’Articho, pour sa contribution à la réussite de mes vacances.
La rue de l’Articho, collectif d’auteurs ébouriffants, Éditions Thierry Magnier, 2011.
NB : Ce livre a été élu meilleur livre de l’année par l’ACRA (Amicale des Commerçants de la Rue de l’Articho).
Circus
11 juillet 2014 § 1 commentaire
Bonne nouvelle : une maison d’édition jeunesse, pleine de goût, est née sous le signe du loup.
Figure à son catalogue ce livre délicat, rêveur, énergique, élégant. Circus d’Albertine.
Albertine, si vous ne le la connaissez pas, c’est mal. Elle a commis plein de livres, dont La rumeur de Venise, un livre accordéon où souffle un peu de Goldoni, de sa malice et de son Barouf à Chioggia. Un délice.
Accordéon toujours, Circus déploie sur plusieurs mètres sa parade d’acrobates, prestidigitateurs, dresseuses, clowns, musiciens, trapézistes et autruchière.
« L’autruchière, c’est une écuyère d’autruche, » m’a expliqué la jeune personne qui découvrait cette merveille avec moi.
Emboîtons le pas à ces forains, partons vers l’étrange et la mélancolie. Un bel endroit où se poser en attendant les vacances…
Circus, Albertine, À pas de loups, 2014.
Pour tous les âges.
Chez Albertine, par ici.
Et par là, À pas de loups.

































































